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Villes/Annemasse/AG du Samedi 30 avril

De NuitDebout
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TITRE DU COMPTE RENDU[modifier | modifier le wikicode]

30 avril 2016

Informations[modifier | modifier le wikicode]

Verbatim de la réunion de la Seconde Nuit Debout d’Annemasse convoquée le 30 avril 2016 sur la Place de la Libération. EFFECTIF RÉDUIT À CAUSE DE LA PLUIE.

Noémie tient le rôle de facilitatrice et Alexandre est à la prise de note.

Les sujets abordées : convergence des luttes, violences, presse…

Tout le monde commence par se présenter :[modifier | modifier le wikicode]

Sophie, enseignante : mécontente du gouvernement, ici par curiosité

Jacques : retraité, associatif, éprouve le besoin d’une convergence des luttes, viens pour rencontrer

Daniel : enseignant, rencontre, voir ce qu’on peut faire « que la peur change de camp »

Ramy : 17 ans lycée commerce, ras le bol,

Solange : retraité de l’éducation nationale, associative, active artisans du monde

Christine : enseignante, viens ici pour s’investir

Lorna : enseignante, besoin de changement car en colère

Estelle : milieu associatif, ici par curiosité, aimerais faire des liens

Noémie : enseignante, en colère


Débat[modifier | modifier le wikicode]

Alexandre : essayer de se politiser , se faire son propre avis, intelligent ce qui s’est passée hier, il croit en l’ intelligence collective des gens qui se parlent et qui s’écoute - Cédric évoque en réponse son propre mouvement lycéen et son ressenti similaire.

Cedric : intermittent du spectacle, pense que la culture va mal, même a Annemasse il y a des gens qui se mobilise la France sans culture elle existe pas même s’il y a l’emploi ! Il lance le débat en répondant à la présentation d’Alexandre. Il évoque son propre mouvement lycéen et fait un parallèle entre son ressenti et celui de son interlocuteur.

Jacques : Il évoque les problèmes de mixité sociale au sein de l’AG. Il lui semble important de se rencontrer et refuse que Nuit Debout Annemasse soit une réunion de privilégiés : « pas que des intellos ici ». Pour lui il manque une masse de la population, il pense notamment au quartier du Perrier dont on connais la précarité. Et si on faisait Nuit Debout au Perrier ? Qu’est-ce qu’on peut faire pour se retrouver ? En accord avec Alexandre et Cédric, il regrette aussi d’avoir trop fait confiance a des partis politiques.


Estelle : Elle n’est pas d’accord, pour elle on ne se défini pas en une seule personne, nous somme aussi un environnement, et notre environnement est bien plus diversifié que ce qu’on peut imaginer. Elle souligne le fait que le mouvement de Nuit Debout Annemasse soit encore tout nouveau. Elle espère que pendant les AG on ne se permette pas de parler avec des cliché et des généralités, elle pense qu’il faut parler en son nom propre.

Sophie : Oui, elle entends, mais elle regrette que ne soit présent à l’AG la population la plus touchée par le projet de loi travail.

Noémie : Elle comprends les deux positions, elle a envie de rejoindre de gens de tout cercles sociaux, ceci dit elle admet que c’est difficile. Pour elle c’est à nous de nous déplacer et d’aller les chercher ces gens là

Ramy : Il souligne le fait qu’il viens d’un milieu précaire, Pour lui, les classes précaires se sentent abandonnée et sont méfiantes de ces mouvement idéalistes.

Solange : elle rejoins Ramy . Ceci dit elle est d’accord avec Noémie, elle prône l’idée d’aller chercher ces populations, que ce soit notre rôle.

Christine : elle pense que nos réunions peuvent petit à petit attirer toutes les classes sociales.

Lorna : Elle fait la synthèse : on a tous envie de redonner la parole aux oubliés, pour elle le problème est que les gens se sentent facilement impuissants.

Noémie : Elle rappelle le fait que les classes précaires sont intéressées ! Elle évoque le recours à la violence : « je ne pense pas que le recours à la violence soit utile »

—>Réponse direct de Ramy : on doit passer par la violence.

Jacques : Pour lui les grèves violentes n’aboutissent pas à une révolution, car dans ces cas, seuls les plus forts prennent le pouvoir, pas les plus démocrates. Il espère une grève générale. Il imagine passer par des actions de désobéissances civiles. Il donne l’exemple des réunions à Pau.

Ramy réplique : pour lui la révolte se fait vraiment par la violence car le pacifisme ne marche qu’un temps. Ceci dit, il est pour la désobéissance : il dit une chose importante, « il y aura toujours des gens qui auront peur ».

Justine arrivante: elle rejoint Jacques, l’idée de désobéissance civile commence à germer…

Christine : elle déplore le fait que la casse divise la masse à construire.

Estelle pense qu’il serait intéressant de passer par des actions de communication.

Noémie : quand on parle de ND dans les média classique, c’est toujours diabolisé. Elle espère soutenir les médias indépendants. Boycott des grands médias ?

Ramy évoque anonymous qui bloque les serveurs de l’état en 2011

Alexandre : question de la violence : pour lui la violence au travail est bien plus forte que les échauffourées. Jeter des pavés sur les CRS, ce n’est pas grand chose face à une fatigue et une pression quotidienne.

Lorna pense que la violence est récupérée par les médias et donc inefficace. Mais est-ce qu’on souhaite être apprécié par les médias ?

Christine : oui, car il y a peu d’autres moyen pour une grande partie de la population d’être informé que les médias classiques.

Justine est d’accord, la TV fait de la propagande. Mais ce n’est pas parce qu’ils sont puissant qu’il n’y a pas d’autres moyens de s’informer. On en parle autour de nous, on en discute.

Ramy : il faut devenir ennemi des grands médias !

Jacques : les journaux sont capitalisés, il évoque Libre Info 74, c’est une association de journalistes formé dans leur métier. Ceci dit il faut trouver un moyen qui les oblige a parler de nous…

Estelle : même si on fait le choix d’aller vers des médias indépendants, va-t-on renier les médias traditionnels ? Au début les zadistes étaient mal perçu, maintenant ça commence à s’assouplir…

Ramy pense que sans créer le buzz, les médias traditionnels ne nous écouteront pas.

Raphaël : la presse quotidienne locale a parfois de bons journalistes… Et si on les appelait ? Ce serait pratique de parler de nos Nuit Debout au Dauphiné.

Jacques: peut-être devrions nous jouer les personnes ? Une des actions utile pourrait être de copiner avec les journalistes ?