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Villes/Nice/AG/CR/440 mars

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CR de l'AG du 14 mai 2017 (440 Mars)[modifier | modifier le wikicode]

Présents : Jérémy, Betty, David, Alessio, Florence, Jean-Luc, Mathieu, Emmanuelle, Ayça, Roman, Michèle

Evènements a venir[modifier | modifier le wikicode]

  • Mardi 16 mai à 13h30: Procès de 4 personnes pour aide aux migrants : Alessio et Florence y ont été jusqu'à la sortie des inculpés. Table avec journaux et livrets.
  • Mercredi 17 mai Rasemblement à Garib contre homophobie et transphobie à 18h15. Une fresque dessinée à partir de 17h Grand rassemblement avec prises de paroles.
  • Délibéré de Francesca à 8h30 le 19 mai
  • Samedi 20 mai à Garib. TELETHON Souffleurs d'Avenir samedi 20 mai Performance avec les artistes Che, Clovis, Gero, Ollivier, René, Scape, Sepak, Seppo.
  • Les 8 toiles seront accrochées sur les murs de l’Espace des Arts et de la Culture, à l’entrée de la manifestation
  • "" Toute la journée de 9h à 18h, Nice solidaire du monde pour la défense des droits de l'enfant, toujours à Garib

Collectif de Chavagne : Jérémy vient nous en parler[modifier | modifier le wikicode]

L'association existe depuis 8 ans, et l'idée c'est de faire société sur d'autres bases. Il s'agit de fonder l'entraide à l’auto-responsabilisation (s'entraider à recréer la puissance d'être, d'agir). Il y a la notion de ressources inclusives : tout le monde est bénévole (par ex sur des projets agricoles), et chacun paye une cotisation pour ce qu'il a envie, et décide pour ça. Si une autre personne veut venir les autres peuvent temporiser seulement mais pas refuser (ressources inclusives), jusqu'à ce que ça marche pour faire société dans le groupe donné. La notion de "ressource inclusive" s'intègre parfaitement à Nuit Debout : tous ceux qui veulent venir peuvent participer, c'est ouvert.

Sur le lieu ils sont 5 gardiens, et il y a une vingtaine de membres actifs (et une centaines d'adhérents qui viennent juste vite fait pour visiter (camping/refuge)). C'est à 1h30 d'ici à Entrevaux.

Les activités concrètement : refuge/camping, pôle agricole qui se développe (mais il n'y a pas d'objectif productiviste, ils essayent de s'émanciper de la logique du devoir). Et il y a par ailleurs d'autres associations qui reprennent le concept parce qu'il marche bien. Ils aident d'autres associations avec par exemple des salariés (et tous ceux qui veulent être salariés peuvent l'être).

Il y a aussi des ateliers, par exemple un atelier d'entraide affective : Il s'agit d'un atelier au moins hebdomadaire. Il y a des boites où on peut mettre quand on a râlé par exemple ou qu'on a apprécié quelque chose, et ensuite ils lisent en groupe, et proposent des solutions, avec le groupe qui fait émerger des solutions (et le groupe arrive toujours à trouver des solutions). A partir du moment où on arrive à exprimer notre impuissance en groupe on arrive à les résoudre. Et à l'inverse pour les "régélages" on met en évidence dans le groupe ce qu'on a envie plus souvent de mettre dans notre quotidien.

La plupart des gens du collectif ne s'intéressent pas à la transformation sociale qu'ils vivent (donc à la politique), mais le vivent tout simplement.

Jeremy nous propose d’accompagner l'émergence d'une proposition d'explicitation de ce qu'on veut faire à ND d'une manière qui participe à son redéveloppement. Concrètement il s'agit de lever les ambiguïtés qui sont dans le groupe, quelle est la ressource qu'on met à disposition etc. pour rendre les choses claires. Il peut commencer par parler avec chacun d'entre nous qui sont intéressés par le concept, pour ensuite essayer de faire émerger un truc pour nuit debout.

  • Ayça : si nous nous structurons comme ça (explicitation etc.) nous allons un peu devenir les "porteurs" locaux du mouvement. Est-ce que c'est bon ?
    • Jérémy : il ne s'agit pas de créer une structure mais d'expliciter celle qui existe déjà.
  • David : expliciter c'est nécessaire, mais expliciter c'est aussi forcer à se positionner, donc c'est transformer. Mais est-ce que c'est gênant ? L'absence de règles ne signifie pas un fonctionnement plus démocratique ou égalitaire, parce que sinon c'est peut être ceux qui sont là souvent ou ceux qui parlent plus fort qui décident plus...
  • Jérémy : l'agora est quelque chose d'inclusif, qu'on ne s'approprie pas. Et le reste découlerait de cette agora... et ce qui compte c'est ce que nous on veut chacun, et le faire converger dans une proposition explicite.
    • Alessio : on ne peut pas mettre tout au même niveau. L'AG/Agora ok on la met inclusive et égalitaire, mais de là à faire ça pour tout ce qui existe dans ND...
  • David : il y a 2 conceptions opposées dans nuit debout : changer la manière dont on fonctionne et espérer que les gens rejoignent (autogestion), et changer la société de manière globale (contre la loi el khomri etc.).
    • Roman : Ces deux aspects sont différents mais ne s'opposent pas, à mon avis nuit debout c'est les deux à la fois : un groupe autogéré inclusif qui cherche à changer la société dans son ensemble y compris par des mécanismes macroscopiques.
  • David : dans nuit debout il y avait certes l'autogestion, mais il y a toujours aussi eu l'objectif de transformation sociale qu'on ne peut pas occulter et qui est central dans nuit debout. Donc il faut bien aussi re-crystalliser l'agora et la mettre à disposition des luttes qui arrivent (Macron avec sa loi el khomri décuplée etc.).
    • Betty : à ce propos on n'est pas assez bien rodés, dès qu'on est trop nombreux ça ne marche plus bien on est submergés et pas structurés.
      • Roman : C'est parce qu'on est moins nombreux aussi...
        • Betty : Oui mais même on est trop à l'arrache. Il faudrait noter quelque part qui fait quoi et être carrés.
  • Alessio : nuit debout est comme un élément vivant selon la grille de lecture de l'événement selon Badiou. Du coup il n'a pas trop confiance sur le fait d'avoir des structures très tracées, il ne faut pas trop se hâter pour structurer pour ne pas tuer le mouvement.
    • Betty : ok mais ça ne doit pas faire l'économie de se demander "comment on s'y prend ?". C'est aussi se demander des choses pratiques sur notre fonctionnement pour que ce soit pérenne.

Espaces en ligne publics et privés pour NDN[modifier | modifier le wikicode]

Une solution qui commence à émerger c'est d'avoir les deux espaces (publics et privés) et de choisir où est-ce qu'on s'exprime en fonction de ce qu'on veut exprimer.

A propos du groupe public NDN - Discussions internes

  • Est-ce qu'on invite activement plus de gens ? Oui évidemment !
  • Et on met quoi dedans ? A priori au moins les ateliers thématiques, leur discussion et leur choix on le fait en public. Et la présence sur la place ? Oui aussi, il y a un large consensus là-dessus.

Concernant les framapad et CR :

  • L'ordre du jour d'AG est public pour que les gens puissent proposer des sujets et savoir ce dont on va parler si ils viennent à l'AG
  • On laisse les framapad de CR d'AG privés le temps que les gens corrigent ce qui ira en public sur le wiki
  • Le wiki contenant le CR d'AG final est public

Problèmes liés à la cantine[modifier | modifier le wikicode]

Betty et Florence sont un peu surchargées par ça, c'est compliqué. Ayça propose de l'aide.
Betty : Il faudrait tenir la cantine dans la durée pour qu'elle soit pérenne, parce que si on la fait ponctuellement les gens à force auront déjà mangé quand ils viendront parce qu'ils ne sauront pas si il y a une cantine ce jour là.
Une des solutions qui pourrait rendre la cantine plus collaborative c'est de rendre public l'organisation de la cantine sur le groupe public des discussions internes pour que d'autres gens se motivent et viennent donner un coup de main quand il y en a besoin.
Ayça : on pourrait faire des groupes de deux chaque vendredi pour savoir qui est en charge de la cantine et faire tourner la responsabilité.

Relations avec Paris[modifier | modifier le wikicode]

Alan de ND Paris veut 20 exemplaires du GarRi papier, Betty va à Paris et propose de les amener (par contre il faut être clairs sur le fait de savoir à qui on les donne, et si on demande une contribution (à priori on demandera le prix coutant)).

Il faudrait qu'Alessio et Florence nous préparent un débriefing (même court) pour qu'on sache quelles conclusions "politiques" on peut tirer de la rencontre à Paris.

A propos de l'atelier thématique éduc pop régulier du mercredi[modifier | modifier le wikicode]

Proposition : Pour faciliter la formation d'ateliers collectivement préparés on pourrait lancer chaque semaine un sondage sur le groupe facebook pour recueillir les propositions de sujet d'atelier, et que chacun vote pour celui qui l'intéresse le plus pour la semaine courante. Il faut que le sujet soit abordable (pas la lecture de tout un livre par exemple).
Au bout de quelques jours on prend le sujet qui a eu le plus de voix et on dit qu'on fera celui-là. Chacun essaye alors de préparer des recherches sur ce sujet pour que le jour de l'atelier plusieurs personnes puissent présenter des choses, et qu'on puisse avoir une discussion riche entre personnes s'étant déjà intéressées à ce sujet par leurs moyens.
==> proposition adoptée, on va voir ce que ça donne

Propositions de thèmes d'ateliers thématiques[modifier | modifier le wikicode]

  • Ayça propose pour un prochain atelier le thème : Comment trouver le moyen de lutter contre les systèmes de domination au sein d'un groupe féministe ?
  • David propose un atelier sur le vote blanc/l'abstention

A propos de la "souveraineté" du GarRi[modifier | modifier le wikicode]

Question soulevée par Roman : Il y a pour moi un malaise autour du GarRi la Nuit, ce serait bien qu'on clarifie les choses.
Quelle que soit son histoire, le GarRi est aujourd'hui systématiquement présenté comme étant "Le journal de Nuit Debout Nice" à chaque fois qu'on le donne/vend, que ce soit aux passants, aux gens lors d'événements, aux autres ND etc.
La question que j'aimerais clarifier c'est qui a la souveraineté sur le GarRi ? Alessio qui le réalise ou Nuit Debout Nice tout entier au nom du quel il est distribué ?
Un exemple très concret de ce que j'appelle avoir la souveraineté sur le journal : la personne ou le groupe qui a la souveraineté a le dernier mot sur le fait de faire un journal par semaine quitte à risquer de le sortir en retard (ou quitte à ce qu'il soit peu collaboratif) ou en faire un moins souvent. Ce n'est qu'un exemple parmi d'autres choses.

Les différentes possibilités selon Roman :

  • on décide que c'est toujours fait et distribué au nom de Nuit Debout Nice et que Nuit Debout Nice donne à Alessio carte blanche pour faire le GarRi comme il le veut, on peut lui faire des remarques sur le journal qu'il pourra accepter ou pas et l'aider à trouver des article en lui envoyant des choses (via le groupe Garri GarRi par exemple, ou lors de l'atelier du vendredi). Et par ailleurs NDN pourra toujours revenir sur sa délégation si il le veut.
  • on décide que c'est toujours fait et distribué au nom de Nuit Debout Nice mais que Nuit Debout Nice en est souverain (et Alessio accepte de partager le pouvoir).
  • NDN veut prendre part aux décisions du journal mais Alessio refuse ==> Alessio peut continuer le journal comme maintenant mais on ne le distribue plus en disant que c'est "Le journal de Nuit Debout Nice", mais plutôt en disant que c'est "Un journal fait par Alessio pour Nuit Debout Nice". A ce moment là le journal ne serait plus cautionné par tout nuit debout nice et il serait normal que la personne qui le réalise soit souveraine sur ce qu'elle fait.

Alessio :

  • Il y a déjà eu plusieurs ateliers GarRi le vendredi pour qu'on le fasse un peu collaborativement, il y a plein d'idées de contenu qui ont émergé mais finalement les gens n'ont rien envoyé...
  • C'est Ok pour des concessions sur le contenu mais seulement sur le contenu
    • Florence : sur le contenu justement il est très difficile pour elle de contribuer, elle se sent délaissée.
    • Roman : le contenu est relativement collaboratif, mais ma question porte sur les questions de structure.

Finalement on n'a pas trouvé de solution pour le moment. On temporise comme dirait Jérémy.