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Économie politique

De NuitDebout
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La commission économie politique, débat économique , propositions économique a pour but de légitimer la parole des "non experts" sur ces questions, de leur permettre de se réapproprier les propositions économiques qui impactent leur vie de tous les jours.

L'objectif de la commission économie est de permettre l'élaboration du programme économique de Nuit Debout Paris. Les participants débattent dans le but de s'accorder sur des propositions qui sont ensuite amenées à l'Assemblée Générale de Nuit debout, chaque dimanche. Il est important de dire que la commission économie vise à la réappropriation citoyenne du débat économique, actuellement verrouillé par des politiques et des experts. Tout le monde peut s'exprimer à la même mesure et les diplômés ou experts n'ont pas un temps de parole plus long que les autres.

Fonctionnement[modifier | modifier le wikicode]

  • 1) La commission se regroupe et discute d'économie, propose, débat.
  • 2) Toute personne voulant participer à l'organisation de la commission devient référente exactement au même titre que les autres.
  • 3) Retranscription des échanges accessibles sur la page facebook et par mail après contact de votre part avec la commission.
  • 4) Mise en débat ouvert avec sondages (pas seulement oui /non ... car votre avis ne se résume pas à ça) sur la page facebook (pour l'instant).
  • 5) Mise en avant des propositions et des argumentations contradictoires autour de celles-ci à l'assemblée générale.

Réunions[modifier | modifier le wikicode]

Lieu de réunion sur la place de la République

Où ?

Place de la République, côté avenue de la République (à droite de la place quand on vient du sud, voir le plan ci-contre). A côté du kiosque rouge de la mairie de Paris.

Quand ?

De 17h30 à 19h30 tous les jours de la semaine à l'exception du mercredi (Assemblée générale de coordination) et des week-ends (journées thématiques).

Comptes rendus
11 avril 201612 avril 201613 avril 2016
14 avril 201615 avril 201616 avril 2016
18 avril 201619 avril 201620 avril 2016
21 avril 201622 avril 20162 mai 2016
3 juin 20163 mai 20165 mai 2016
7 avril 20168 avril 20169 mai 2016



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Outils[modifier | modifier le wikicode]

  • Organisation des réunions des référents : doodle
  • Site de stockage des documents volumineux (dropbox ?)
  • Forum de discussion (à trouver)
  • Logiciel de vote (si nécessaire)

Contact[modifier | modifier le wikicode]

Actualité[modifier | modifier le wikicode]

[FIN JUILLET ET MOIS D'AOUT]: Finition des textes, repos, préparation de la rentrée de septembre.

[THÈME DES SEMAINES DU 4, DU 11 ET DU 18 JUILLET]: Création et diffusion d'une motion de censure citoyenne + lobbying auprés des députés + création d'une mini série pour rapporter les échanges avec les députés (voir page facebook).

[THÈME DES SEMAINES DU 27 JUIN ET DU 4 JUILLET ]: Début de débat pour des propositions positives autour des questions de croissance/décroissance et revenu de base/salaire à vie.

[THÈMES DES SEMAINES DU 4, 11 et 18 JUIN] : Construction de textes 1) opposition à la renégociation des allocations chômages. 2) Base de harcèlement des députés en vue du retour de la loi à l'assemblée nationale. 3) Appel européen à lutter pour une harmonisation sociale par le haut. Ces trois textes sont disponibles en framapad pour y contribuer. Vous les trouverez ci dessous

- harmonisation sociale par le haut

https://bimestriel.framapad.org/p/harmo

-harcèlement des députés

https://bimestriel.framapad.org/p/deputes

-allocations chômage

https://annuel.framapad.org/p/chomage

Il n'y aura pas de CR pour cette pèriode vu que les textes sont en accès libres et disponibles à vos modification. La première règle est de ne pas effacer ce que les autres ont écris mais de proposer des modifications.

Nous avons également préparé la venu de frédéric lordon pour une conférence sur la sortie de l'euro. Vous trouverez les questions que nous lui avons posé dans le framapad ci dessous. (dernier texte)

https://mensuel.framapad.org/p/discussion_plateforme

Voici la vidéo de ce débat:

https://www.youtube.com/watch?v=6yfvBYVRpJE&feature=youtu.be

[THÈME DE LA SEMAINE COMMENÇANT LE 30 MAI] Le thème de cette semaine est le Chômage. En raison de l'AG thématique démocratie mercredi 1er juin de 18h à 20h et des conditions météorologiques, il débuterra jeudi 2 juin à 17h30 !

[THÈME DE LA SEMAINE COMMENÇANT LE 23 MAI] Pour préparer la journée du 28 sur le thème "ségrégation spatiale et capitalisme" nous allons attaquer les mécanismes de marché qui créent de la segregation, des discriminations ethniques, sociales ou spaciales.

[THÈME DE LA SEMAINE COMMENÇANT LE 16 MAI] Nous avons réussis à faire 3 jours sur la Dette mais 49.3 oblige nous avons reporté ce thème pour une semaine ultèrieure

[THÈME DE LA SEMAINE COMMENÇANT LE 9 MAI] Nous avons fais une synthèses des 4 semaines de débat commencés le 7 avril.On la fini en ce moment (23/05) et on vous la balance bientôt sur le wiki.

[THÈME DE LA SEMAINE COMMENÇANT LE 2 MAI] Conformément aux résultats du sondage du thème de la semaine, nous parlerons en première partie des réunions de la commission de "Europe, libre échange et marchés", rester ou non dans la monnaie commune, dans l'union européeenne? sortir?souveraineté monétaire et budgétaire? Pour faire quoi? comment reconstruire de l'international sur de nouvelles bases? Changer l'Europe de l'intèrieur?

[THÈME DE LA SEMAINE COMMENÇANT LE 18 AVRIL] Conformément aux résultats du sondage du thème de la semaine, nous parlerons en première partie des réunions de la commission de "Comment se réapproprier l'économie", c'est-à-dire les différentes mesures permettant à la population et à ceux qui travaillent de se réapproprier leurs entreprises. Généralisation de l'économie coopérative ? Intervention de l'Etat ? Extension du poids des comités d'entreprise ? Syndicalisme ?

Débats économiques[modifier | modifier le wikicode]

Ressources faciles d'accès pour se familiariser avec l'économie[modifier | modifier le wikicode]

Articles[modifier | modifier le wikicode]

Bandes-dessinées[modifier | modifier le wikicode]

Films[modifier | modifier le wikicode]

Thème économistes contemporains
Thème économie générale

Livres[modifier | modifier le wikicode]

Radio[modifier | modifier le wikicode]

Sites Internet[modifier | modifier le wikicode]

Ressources pour aller plus loin sur les sujets débattus[modifier | modifier le wikicode]

Articles[modifier | modifier le wikicode]

Thème média
Thème travail

Bandes-dessinées[modifier | modifier le wikicode]

Films[modifier | modifier le wikicode]

Thème revenu de base
Thème salaire à vie
Thème travail

Livres[modifier | modifier le wikicode]

Thème la crise économique
Thème consommation
Thème écologie
Thème évasion fiscale
Thème gestion alternative des entreprises
Thème travail
Sociologie

Radio[modifier | modifier le wikicode]

Sites Internet[modifier | modifier le wikicode]

Thème décroissance
Thème salariat 
Thème Gestion alternative des entreprises

Propositions[modifier | modifier le wikicode]

Propositions à débattre en commission[modifier | modifier le wikicode]

Propositions de la commission pour l'assemblée générale[modifier | modifier le wikicode]

  • Proposition de texte de positionnement contre la loi Travail pour l’Assemblée des Propositions du 8 mai 2016

Commission économie #NuitDebout Paris·dimanche 8 mai 2016

Texte issu des discussions de la commission et d'une réécriture collective sur internet.

"Message aux gouvernements successifs : Vous affirmez que nos conquis sociaux et nos salaires représentent un coût qui réduit la profitabilité des entreprises, donc l’embauche des travailleurs salariés. Même si c’était prouvé, ce qui n’est pas encore le cas, nous n’acceptons pas ce système qui nous propose de choisir librement entre chômage et précarité. Toute démocratie dans ce cadre, tout referendum d’entreprise dans ce cadre est un choix qui n’en est pas un. Demandez aux employés de Smart ou de Goodyear s'ils se sont sentis libres lorsque leurs dirigeants leur ont imposé sous menace de licenciement de travailler 39heures payées 37. Dans votre système nous sommes perdants à chaque fois ! L’Allemagne a peut être, suite à des réformes de ce type ramené son taux de chômage à 5% mais cela s’est fait en contrepartie d’une explosion du taux de pauvreté de sa population. Et que dire de l’Italie et de l’Espagne ! Cette loi dite loi Travail, en inversant la hiérarchie des normes, en faisant passer l’accord d’entreprise ou de branche devant le Code du Travail, va dans le sens d’une perte de pouvoir des citoyens face aux dirigeants d’entreprise. De plus, cette inversion va importer au sein des entreprises françaises le dumping social et la mise en concurrence qui déjà mettent sous pression les travailleurs au niveau international. Nous ne voulons plus de ce chantage à la concurrence qui sert de prétexte à tous les reculs de nos droits. Vous nous parlez de revaloriser la valeur travail mais le seul effet de ce type de réformes que l’on voit est l’appauvrissement des travailleurs. D’autres modèles existent (salaire à vie, revenu de base, libre association, coopératives…etc) et prouvent qu'une autre façon de travailler ensemble est possible. Pour ces raisons la commission économie politique, débat économique et propositions économiques propose à l’Assemblée Populaire de Nuit Debout Paris de se positionner contre la loi El Khomri MAIS également contre toute loi nous proposant de choisir la précarité au nom de la lutte contre le chômage. Nous positionner clairement contre la loi Travail n'est qu'un début : nous travaillons désormais à des propositions et alternatives pour que nos conditions de vie ne soient plus seulement réglées à l'aune de vos profits. Le travail, c’est notre travail : nous voulons réfléchir et nous prononcer sur ses règles !"

  • Appel à la démocratie - Texte amendé et adopté par la commission économie politique le 11 mai 2016

Cet appel a été élaboré par la commission économie politique, il a été discuté et amendé durant plus de deux heures et adopté à l’unanimité le mercredi 11 mai à 20 h. Il sera proposé à l’Assemblée Générale de Nuit Debout le 12 mai lors de la délocalisation devant l’Assemblée Nationale.

Nous y voila. Le gouvernement a décidé d'avoir recours a l'article 49-3 de la constitution. Coincé entre sa volonté de briser le code du travail, pour la reforme duquel il n'a pas été élu, et le peuple qui se lève pour défendre ses droits.

Cette décision constitue une insulte à la représentation nationale très imparfaite que constitue l’Assemblée. Plus grave, c'est une insulte adressée à la volonté du peuple qui refuse majoritairement ce projet, et dont une partie occupe la rue et exprime ce rejet.

Nous ne pouvons plus accepter cette mise à l'écart de la population dans la politique, nous ne pouvons plus accepter l'accaparement de la politique par une oligarchie, nous n'acceptons plus le fonctionnement de cette pseudo démocratie représentative qui n'est ni plus ni moins qu'une aristocratie électorale.

Nous demandons donc solennellement un référendum décisionnaire sur ce projet de loi et nous appelons à un processus de réécriture de la constitution permettant d'instaurer une réelle démocratie en France.

Place de la République, Paris, le 11 mai 2016

Lien Facebook

  • Les histoires d'amour finissent mal... en grève générale

Texte écrit collectivement aux commissions du 19 et 20 mai puis lu à l'AG de séparation du MEDEF et de l'état le 20 mai.

"J'aime l'entreprise" a déclaré notre Premier Ministre Manuel Valls,

"Les chefs d'entreprise ont besoin de preuves d'amour" lui a répondu le patron de la CGPME, Jean François Roubaud.

Malgré la réponse de la CGPME, le gouvernement a préféré marier l'Etat au MEDEF, cette organisation de petite vertu, un peu libertine sur les bords, qui a vu passer dans son lit chacun des gouvernements successifs.

Sa dernière conquête, le gouvernement socialiste, qui s'est employé depuis 4 ans à consommer un peu plus ce mariage entre le MEDEF et l'Etat, dans la promesse sans cesse renouvelée de s'aimer et de s'enrichir (hmm... de se chérir pardon) pour leur meilleur et pour notre pire. Cette union s'est faite sur la base de promesses de la part du MEDEF, des avances bien séduisantes à première vue.

Le MEDEF avait promis, le coeur palpitant à gauche et les yeux dans les yeux :

- la création d'un million d'emplois

- l'investissement dans la recherche

- ou encore le développement de la formation.

Notre gouvernement frivole, tombé sous le charme du MEDEF, lui a apporté en dot :

- 27 milliards de crédit d'impôt avec le CICE

- 30 milliards de baisse de cotisations sociales patronales avec le Pacte de responsabilité.

Mais patatras patronat... ce qui devait arriver arriva ! La consanguinité des mariés donna lieux à des rejetons dégénérés.

Au summum de cette idylle sont donc nés Emmanuel, François et Myriam et avec eux les lois Macro, Rebsamen, et la petite dernière, sans doute la plus tordue de toutes, la loi El Khomri.

La petite Myriam tient des propres des plus délirants, elle affirme que nos conquis sociaux et nos salaires représentent un coût qui réduit la profitabilité des entreprises et dont l'embauche des travailleurs salariés. Même si c'était prouvé, ce qui n'est pas encore le cas, nous n'acceptons pas ce chantage entre chômage et précarité.

Toute démocratie, tout référendum d'entreprise dans ce cadre est un choix qui n'en est pas un. Demandez aux employés de Smart ou de Goodyear s'ils se sont sentis libres lorsque leurs dirigeants leur ont imposé sous menace de licenciement de travailler 39 heures payées 37. Dans leur système nous sommes perdants à chaque fois !

L'Allemagne a peut être, suite à des réformes de ce type, ramené son taux de chômage à 5% mais cela s'est fait en contrepartie d'une explosion du taux de pauvreté de sa population. Il y a aujourd'hui bien plus de travailleurs pauvres en Allemagne qu'en France.

Cette loi dite travail, en inversant la hiérarchie des normes, en faisant passer l'accord d'entreprise ou de branche devant le Code du travail, accentue la perte de pouvoir des travailleurs face aux dirigeants d'entreprise dont le fer de lance est le MEDEF.

De plus, cette inversion va importer entre les entreprises françaises le dumping social et la mise en concurrence qui mettent déjà sous pression les travailleurs au niveau international. Nous ne voulons plus de ce chantage à la concurrence qui sert de pretexte au recul de tous nos droits.

La loi El Khomri nous parle de revaloriser la valeur travail mais le seul effet de ce type de réformes que l'on perçoit est l'appauvrissement des travailleurs. D'autres modèles existent pourtant (salaire à vie, revenu de base, libre association, coopératives, ... et prouvent qu'une autre façon de travailler ensemble est possible. Pour ces raisons, nous nous positionnons contre la loi El Khomri mais également contre toute loi nous proposant de choisir la précarité au nom de la lutte contre le chômage.

Nous condamnons ces cadeaux qui détruisent notre modèle social et se concrétisent par exemple par une augmentation de 23% des dividendes l'année dernière.

Nous regrettons que ces investissements fructifient encore le capital plutôt que d'être reversés aux citoyens.

Nous rejetons ces lois qui aggravent notre subordination, affaiblissent les contre pouvoirs, facilitent les licenciements et précarisent les travailleurs et les travailleuses.

Ces constats posés, nous demandons l'annulation de cette union entre le MEDEF et l'Etat.

Si quelqu'un s'y oppose qu'il parle maintenant ou se taise à jamais !

  • Lettre ouverte à Mme Anne Hidalgo et aux élus de la Ville de Paris Par le Pôle CETA/TAFTA de Nuit Debout Paris

Paris, le 31 Mai 2016

Objet     : Déclarer la Ville de Paris Hors CETA et TAFTA


Mesdames, Messieurs, les élus du Conseil de Paris,

Comme vous le savez, deux traités de libre-échange transatlantiques pourraient lier l'Union européenne au Canada et aux États-Unis: respectivement le CETA, déjà négocié, et qui sera soumis pour ratification au Conseil européen à l’automne, et le TAFTA, en cours de négociation. L’extrême opacité autour des négociations des deux projets d'accords est un premier déni de démocratie, excluant la voix de la société civile et des Parlements. Dans le cas du TAFTA, ce n'est que le vendredi 10 octobre 2014, sous la pression de la société civile, que la Commission européenne a daigné rendre public son mandat de négociation. Plus récemment, début mai 2016, c’est une fuite massive des deux tiers des textes du TAFTA qui a permis de confirmer les craintes exposées depuis près de trois années par des centaines d’organisations citoyennes, ainsi que des millions de pétitionnaires. Ces deux traités prévoient d'accroître les échanges commerciaux entre l'UE et le Canada, ou les États-Unis, en abolissant progressivement les « barrières » au commerce et à l'investissement. Il s'agit, d'une part, de supprimer les droits de douane restant, notamment dans les secteurs encore protégés par la France et l'UE telle que l'agriculture, qui devra alors faire face à une concurrence supplémentaire extracommunautaire. D'autre part, le CETA et le TAFTA prévoient d'éliminer les différences réglementaires entre les parties signataires. Plus précisément, il s'agit de modifier le contenu de nos lois et normes sociales, sanitaires ou environnementales, en y intégrant les intérêts des multinationales. Cela aboutira à une harmonisation par le bas de ces normes et permettra, entre autres exemples, l'importation de produits de cultures et élevages OGM 1– d'autant que jamais dans les textes le principe de précaution n'est explicitement cité –, des énergies fossiles parmi les plus polluantes (gaz de schiste, pétrole issu des sables bitumineux). Si l'on ajoute à cela l'augmentation des transports entraînée par des échanges plus nombreux, l'impact environnemental de ces deux traités sera dramatique, et contraire en tout point aux engagements de la COP21. Les multinationales seront habilitées à remettre en cause directement nos normes et nos lois à travers deux principaux mécanismes introduits par le CETA comme le TAFTA : la « coopération réglementaire » et l’arbitrage d’investissement, ou règlement des différends investisseurs-État – mieux connus sous le sigle « ISDS ». En effet, ces accords instituent des instances d'arbitrage privées contournant les systèmes juridiques nationaux et de l’UE. Toute politique publique d’intérêt général pourra être dès lors attaquée devant ces instances sans aucune légitimité démocratique si elle est perçue par un investisseur états-unien ou canadien comme une limitation à ses profits actuels ou futurs. En outre, les organes de coopération réglementaire feront des traités transatlantiques des « accords vivants », développés de manière opaque par des instances non-élues et les représen (1 Ce qui a déjà été permis avant même ratification du CETA comme l’atteste les déclarations du lobby canadien « Soy Canada », Lire : http://bilaterals.org/?  soy-canada-invite-l-union&lang=en ) tants des intérêts économiques privés. Ces structures non-démocratiques octroieront aux multinationales le droit d’amender toute proposition de loi, voire d’y opposer un véto, avant même son examen par les Parlements européen et nationaux. Les collectivités territoriales sont bien évidemment concernées, puisque les obligations de l'Accord "engageront tous les niveaux de gouvernement", à savoir l’État, les régions, les départements, et les communes. Les communes sont également affectées par les dispositions relatives aux marchés publics, où tous les aspects d'un appel d'offre sont visés : des critères de localisation (ex : exiger que l’approvisionnement des cantines scolaires provienne de producteurs locaux) seront considérés comme ayant « un impact négatif » sur l’accès aux marchés publics. Ceux-ci seront ouverts aux entreprises nord-américaines au détriment des entreprises européennes ou françaises, et a fortiori à celles de la commune ou de la région. Soulignons enfin l'impossibilité de fait du retour en gestion publique de services auparavant privatisés voire concédés (les régies d'eau en étant un très bon exemple). Via ces accords, les États membres prendront en effet des engagements d'ouverture à la concurrence de services publics, qui ne pourront plus être remis en question par la suite, du fait de la clause dite "cliquet". Il est donc clair que ces accords transatlantiques constituent une menace grave pour la capacité des collectivités territoriales à mener les politiques publiques de leur choix. C'est pourquoi le Pôle CETA/TAFTA de Nuit Debout Paris vous demande de déclarer Paris ville Hors CETA/TAFTA. Nous insistons sur le CETA, car ce traité avec le Canada, outre ses similitudes avec le TAFTA, constitue un véritable marchepied pour le TAFTA, de par l'imbrication des économies canadienne et états-unienne, et permettra ainsi aux entreprises américaines de se saisir des outils mis à disposition du CETA (arbitrage d’investissement, coopération réglementaire) pour s’attaquer aux lois et normes de la France et de l’UE. Depuis avril 2014, plus de 1800 collectivités territoriales européennes ont adopté un vœu en conseil municipal, général, régional, pour se déclarer "Hors CETA/TAFTA". Parmi ces collectivités figurent de grandes métropoles telles que Madrid, Amsterdam, Vienne, Bristol, Birmingham, Cologne ou encore Barcelone. Si cette déclaration est bien sûr symbolique, elle n'en est pas moins un acte hautement politique. Dans un contexte d'opposition croissante à ces traités, la déclaration de Paris en tant que ville hors CETA/TAFTA constituerait un signal fort envoyé aux gouvernements, afin de mettre un terme aux deux projets d'accords. Enfin, cette déclaration conforterait la légitimité et la crédibilité de la capitale française qui a accueilli 150 chefs d'États venus à l'occasion de la COP21 pour parvenir à l'Accord de Paris sur le réchauffement climatique le 12 décembre 2015. L'impact environnemental que représenteraient les CETA et TAFTA serait un recul notoire sur nos engagements climatiques. Déterminé à lutter contre ces accords transatlantiques, le Pôle CETA/TAFTA Nuit Debout Paris se tient à votre disposition pour collaborer et vous transmettre toute information qui vous serait nécessaire. Dans l'attente de la déclaration de Paris ville Hors CETA/TAFTA, Cordialement, Le Pôle CETA/TAFTA Nuit Debout Paris.

  • Premier jet d'un appel européen à la lutte pour l'harmonisation sociale par le haut par les peuples

Appel à une résistance des peuples contre l’oligarchie européenne

Loi el khomri en France, lois Hartz en Allemagne, Job Act en Italie, loi Peters en Belgique, les offensives contre le droit des travailleurs, des chômeurs et des intermittents se déploient dans toute l'Europe, imposées par nos gouvernements sous l'impulsion de recommandations de la Commission Européenne.

Nos gouvernements affirment que nos conquis sociaux, en préservant le coût de nos salaires, entravent la rentabilité des entreprises privées, et donc l’embauche des travailleurs salariés. Cette logique amène à rogner chaque jour un peu plus les droits des salariés, et tend à augmenter le travail précaire au nom de la lutte contre le chômage. Nous n’acceptons pas ce système qui nous propose de choisir librement entre chômage et précarité.

La loi dite Travail en France, en inversant la hiérarchie des normes, en faisant passer l’accord d’entreprise ou de branche devant le Code du Travail, dépossèdent les citoyens de leur pouvoir face aux dirigeants d’entreprise.  Toute démocratie dans ce cadre, tout referendum d’entreprise dans ce cadre constitue un choix qui n’en est pas un. Les employés de Smart ou de Goodyear se sont vus imposer, sous la menace de licenciement, de travailler 39 heures payées 37par leurs dirigeants, à l'occasion d'un référendum d'entreprise. Demandons-leur s'ils se sont sentis libres de choisir… Dans leur système, nous sommes perdants à chaque fois.

Ils nous parlent de mettre à jour la valeur travail, mais le seul effet de ce type de réformes est d'appauvrir les travailleurs.  L’Allemagne a peut être, suite à des réformes de ce type, diminué son taux de chômage à 5% mais cela s’est fait en contrepartie d’une explosion du taux de pauvreté de sa population. Et que dire de l’Italie, de l’Espagne, du Portugal, de la Grèce, de l’Irlande...

De plus, cette inversion va importer le dumping social et la mise en concurrence, qui déjà mettent sous pression les travailleurs au niveau international, entre les entreprises françaises. Nous ne voulons plus de ce chantage néolibéral qui fait reculer tous nos droits.     

Ces réformes des marchés du travail se proposent de sauver l’Europe d’une énième crise mais de quelle Europe parlent nos dirigeants? Où est passée l’Europe sociale qu’ils nous vendaient dès le traité de Maastricht en 1992 ? Cette Europe qu’ils prônaient comme contre modèle au capitalisme sans limite mis en place sur d’autres continents lointains. Si cette idée de l'Europe n’a jamais été appliquée,  leur objectif est clairement d'en détruire la possibilité.

Nous, peuples européens, voulons sauver l’Europe, mais la sauver de ses soi-disant sauveurs qui organisent une guerre économique entre nos pays.

            Si nous les laissons faire, la nocivité de la mise en concurrence et du dumping sans limites ne cessera d'impacter les plans économique, politique, démocratique, sociale, et écologique avec les conséquences dramatiques que l'on connait.

            La compétition salariale sans fin demandée aux peuples sous le prétexte fallacieux, et pourtant jamais remis en question, de la compétitivité se traduit par une logique économique insidieuse et absurde. Si nous baissons nos salaires, alors nos voisins les feront de même, ce qui nous amènera à les baisser de nouveau et ainsi de suite. Quel gain pour les salariés ? Aucun et dans ces structures là tout gain de productivité ne profite qu'a une classe favorisée. Et lorsque la baisse des salaires ne suffit pas, les directives sur les travailleurs délocalisés permettent d'importer une main d'œuvre bon marché, créant de fait des "délocalisations" au sein de l'UE. 

La logique est la même en ce qui concerne défiscalisation au sein même de l'Union Européenne. Le Luxembourg en est l'exemple emblématique, mais que dire de l'Irlande, des Pays Bas, et plus récemment du Royaume uni qui nous annonce le taux scandaleux de17% pour l'impôt sur les sociétés. Tout comme la mise en concurrence des salaires est préjudiciable pour les salariés, celle sur les impôts pousse les Etats à se priver de ressources substantielles qui pourraient, entre autre chose, être affectées à des dépenses sociales et au paiement de la charge de la dette. Une dette devenue outil de chantage ... Nous ne pouvons plus accepter que le destin des peuples soit dicté par le remboursement de la dette publique à travers le seul levier de la compétitivité et de la levée de toute entrave à l'investissement lucratif.

Cette mise en concurrence a pour conséquences sociales et politiques l'augmentation de la précarité etune dangereuse montée des idées et partis d'extrême droite sur le continent, alimentée par le ressentiment que ces « réformes » créent entre les peuples, accentuée par l'abandon des classes populaires par les partis dits "de gauche". Plus largement, l'imposition de ces réformes néolibérales témoigne de l'essoufflement d'une démocratie qui ne saurait être qualifiée de représentative tant elle est détournée au service d'intérêts privés.           

Politiquement, cette logique concurrentielle empêche les peuples européens de choisir le modèle social qu'ils désirent. La démocratie, dans le cadre néolibéral de concurrence sans fin, n'est que le voile qui légifère l'appropriation du fruit de notre travail par une classe dominante. 

Enfin, cette logique de dumping détruit également, par touches successives, notre environnement en  participant au nivellement par le bas de tous les types de normes, au niveau national, européen et international. Les traités transatlantiques Ceta/Tafta  en sont des exemples.

Nous n'oublions pas que la lutte des élites politiques et économiques menée contre les travailleurs ne date pas d’aujourd’hui et qu’elle a débuté à l'échelle nationale. Mais l'Europe, en articulant les intérêts d'une classe dominante devenue transnationale, nous oblige à prendre cette dimension en compte, et à appeler à organiser une résistance commune. Il nous faut nous aussi nous organiser, nous coordonner, nous retrouver et nous souder. Notre Europe est possible à la seule condition de cette union et, si cette lutte échoue, il nous faudra sortir de cette Europe pour reconstruire une réelle coopération entre les peuples.

Aussi, nous, peuple français nous engageons à nous battre contre notre gouvernement en refusant de rentrer dans cette logique de guerre économique qui détruit la fraternité entre les peuples. 

Nous nous engageons à nous battre contre notre gouvernement car si nous lâchons, se sont vos pays qui vont en pâtir par effet de concurrence.

Nous nous engageons à nous battre contre notre gouvernement car lorsqu’ils s’attaquent à nous, tendez l’oreille, ils s’attaquent à vous aussi! 

Nous refusons de vous faire compétition sur vos conquis sociaux, sur votre système de santé, votre système éducatif et l’ensemble des services et  biens communs nécessaires à l’émancipation des peuples.

Bien à Nous. Nous les travailleurs, Nous les chômeurs, Nous les précaires, Nous les sans places.

  • Compte rendu du débat contradictoire n°1 autour de deux propositions positives: Revenu de Base Vs Salaire à vie

https://www.facebook.com/notes/commission-%C3%A9conomie-nuitdebout-paris/compte-rendu-du-d%C3%A9bat-contradictoire-1-revenu-de-base-vs-salaire-%C3%A0-vie/1740694869545564

Lors de la première semaine de débat de la commission économie politique nous sommes revenus sur la question du « Travail ». L’idée qui s’est imposée à nous est qu’il est nécessaire de redéfinir ce qui est considéré comme du travail dans nos sociétés. Il était clair pour nous tous que la notion de travail, de création de valeur économique, dépassait largement la vision capitaliste actuelle. Le travail domestique (S’occuper de sa famille : assurer l’hygiène d’un foyer, assurer l’éducation de ses enfants… etc), par exemple, est un travail à part entière mais n’est pas considéré dans notre modèle économique en tant que tel. Pourquoi ? Car travailler dans notre mode de production signifie mettre en valeur du capital, être exploité... Dans notre mode de production si l’on ne crée pas de profit on ne travaille pas. Ainsi le travail domestique ou les services publics sont considérés comme « utiles » mais non créateur de valeur. Pour le comprendre simplement il suffit de prendre l’exemple d’une personne qui tond sa pelouse. Si elle le fait seule c’est considéré comme un loisir, cela ne crée pas de valeur. Toutefois si cette personne fait appel à une entreprise privée pour effectuer la même tâche là il est admis par tout le monde que c’est du travail, que la personne qui tond la pelouse crée de la valeur économique. C’est pourtant la même valeur sociale qui a été apportée à la société, la même parcelle de pelouse a été tondue. La notion de travail dépend donc des rapports de production dans lesquels une tâche a été effectuée. Si nous voulons redéfinir ce qui a de la valeur dans nos sociétés il est donc nécessaire de redéfinir les rapports de production qui y sont attachés.

Lors de ces réunions nous nous sommes donc intéressés à deux propositions : le revenu de base et le salaire à vie, nous y avons trouvé des avantages et des points limite.

Définition :

- Le revenu de base Il n’existe pas qu’une version du revenu de base. Rien qu’en France 12 versions se font concurrence. L’idée commune à tous ces revenus de base est le fait de pouvoir cumuler un revenu garanti à tout autre revenu d’activité. Des versions que nous pourrions définir comme « de droite » et d’autres « de gauche » existent. Une des propositions libérale du revenu de base suppose la suppression de toutes les aides sociales et services publics. Les individus seront ainsi de « libres consommateurs » et les services publics n’ont plus de raison d’exister puisque chacun aurait les moyens de subvenir à ses besoins. Une autre version libérale suppose le remplacement de toutes les aides sociales existantes par ce revenu de base ; il suffit de diviser le montant alloué à toutes ces aides sur l’ensemble de la population éligible au revenu de base. Ainsi au lieu de cibler les personnes en difficulté ce montant serait distribué à part égale à tous (version proposée en Finlande). Les versions « de gauche » parlent de créer un revenu « suffisant » et de garder en plus l’ensemble des allocations sociales et l’ensemble des services publics existants. La version de Baptiste Mylondo ajoute à cela une suppression de la propriété lucrative pour certains biens (c.a.d de la capacité à tirer un revenu d’un droit de propriété) et une échelle de salaires régulée (de 1 à 4) se rapprochant ainsi du « salaire à vie » proposé par le « réseau salariat » dont l’initiateur est Bernard Friot.

- Le salaire à vie Le salaire à vie est une proposition qui vise à étendre ce qui est « déjà là » dans notre société à savoir la cotisation sociale. De l’étendre à l’ensemble de la valeur crée. Le salaire à vie en plus d’une échelle de salaire (1 à 4, 1 à 6, 1 à « à débattre ») propose que le premier niveau de salaire soit inconditionnel à partir de 18 ans. Le salaire à vie implique également la suppression du marché du travail et du marché du capital. L’ensemble de la valeur créée est allouée à deux caisses : une caisse de salaires et une caisse d’investissement. On aurait donc plus à se vendre sur un marché pour travailler mais l’on proposerait sa coopération à une activité déjà existante, ou l’on proposerait une nouvelle activité financée par la caisse d’investissement. Les salaires seraient non plus payés par l’entreprise mais par la caisse de salaires en fonction du grade de la personne et non plus en fonction de l’activité qu’elle effectue. De la même manière l’on n’achèterait plus le capital sur un marché (avec taux d’intérêt) pour financer une activité productive mais l’on demanderait une subvention à la caisse d’investissement qui déciderait de l’utilité sociale de l’investissement. L’on ne rembourserait pas la subvention ainsi reçue car l’investissement créerait un équivalent de valeur à la somme reçue. A coté de ces caisses différentes structures organisationnelles existeraient comme les comités de qualification qui décideraient de la vitesse à laquelle un travailleur évoluerait dans l’échelle de salaire en fonction de la nécessité sociale de son activité. Par exemple si personne ne veut faire une activité quelconque, la vitesse de montée dans l’échelle de salaire serait accrue pour cette activité ce qui permettrait d’allouer offre et demande de travail sans passer par un marché, sans passer par l’exploitation inhérente au marché du travail que nous connaissons actuellement. Une fois un niveau de salaire atteint la théorie du salaire à vie suppose que l’on garde le niveau de salaire acquis quelque soit la reconversion envisagée. Il sera donc possible au sein d’une entreprise d’avoir un nouveau salarié mieux payé que le créateur de l’entreprise car ils n’ont pas eu le même parcours salarial. Une personne ayant été éboueur pendant 10 ans et commençant une nouvelle activité dans une boulangerie peut être mieux payée que le créateur de la boulangerie… Le salaire à vie casse le lien qui existe entre revenu et emploi, et assure comme dans la fonction publique un niveau de revenu selon un grade et non selon une activité. Ces décisions prises par les caisses de salaires, d’investissement ou les comités de qualification ne sont pas fixées au préalable. Les modes de décisions de ces différentes caisses sont à réinvestir démocratiquement autant sur la composition des décisionnaires que sur les critères de décision de ces caisses. Ces caisses et comités sont des moyens de redéfinir démocratiquement ce qui a de la valeur dans nos sociétés, ce que l’on doit produire et comment, dans quelles conditions le produire, ce n’est donc plus le profit qui est l’aiguillon qui détermine l’investissement mais l’utilité sociale. Utilité sociale qui est elle-même à redéfinir par le réinvestissement démocratique de ces structures décisionnaires.

Avantage :

o Revenu de base

· Hausse du pouvoir d’achat

· Supprime partiellement le lien entre revenu et emploi

· Idée humaniste de survie même si non productif · Garde la structure d’incitation au travail, d’incitation à la production puisque ce revenu s’ajoute au revenu d’activité ou au revenu du capital

· Redéfini le rapport capital/travail en faveur du travail au niveau microéconomique de l’entreprise comme au niveau macroéconomique de la redistribution. Ceci permettrait, en augmentant le pouvoir de négociation des travailleurs d’augmenter les salaires et d’améliorer les conditions de travail. Autrement dit un travailleur en ayant l’assurance d’un revenu de base aurait moins peur de se faire virer s’il essayait de défendre ses droits. Cela permettrait donc d’aider à la démocratisation de l’entreprise, de diminuer l’armée de réserve sur les taches “ingrates” (et donc augmenter les salaires et les conditions de travail de ces tâches), voire même pousser à la mécanisation de ces taches, celle-ci devenant plus profitable au vu de l’argument précédent.

· Certaines versions du revenu de base proposent une échelle de salaire et la suppression de la propriété lucrative

o Salaire à vie

· Supprime le lien entre revenu et emploi, le salaire dépend du grade et non de l’activité · Redéfinition profonde de la notion de valeur (quoi produire et comment le produire est définit démocratiquement et non plus dépendant du profit individuel espéré), prise en compte de la valeur « non productive » au sens capitaliste. Semble résoudre l’ensemble des inefficacités des marchés : externalités, monopolisation, inégalités, biens communs…

· Pleine maitrise de son travail (au niveau individuel et social)

· Sortie du capitalisme (ceux qui ne prennent pas part à la production de valeur ne tirent pas de revenus à titre individuel du travail des autres sur la base d’un titre de propriété en profit ou taux d’intérêts). Pas d’exploitation.

· Echelle de salaires · Le fait de conserver le marché des biens et des services permet de garder l’information sur les besoins sociaux que représentent les signaux prix ce qui permet d’aiguiller les caisses d’investissement, de salaires et les comités de qualification dans leur action.

Limite :

o Revenu de base

· Ne remet pas en question l’exploitation ni le mode de production. Le profit individuel reste ce qui détermine l’investissement, le signal qui alloue les facteurs de production vers telle ou telle activité. Or ce n’est pas qu’un problème de morale mais d’efficacité économique, le fait que le profit soit l’aiguillon qui détermine l’investissement et l’emploi pose des problèmes plus larges d’efficience des marchés, de biens communs, de monopolisation, d’externalités... et de crises.

· La question de la compétitivité se pose si l’on finance ce revenu sans réduire les aides sociales existantes. L’effet à la hausse sur le salaire se paye en perte de compétitivité dans un environnement capitaliste. Cette perte de compétitivité entraine des questions plus larges comme la taxation aux frontières des biens & services, du capital et la question du rapport à l’Europe doit être soulevée. (Les keynésiens parleraient du soutien de la demande comme solution à la crise économique.)

· En redéfinissant le rapport capital/travail en faveur du travail cela réduirait les profits des entreprises capitalistes. Cette baisse de profit peut créer une fuite du capital ou une crise de profitabilité. Cette proposition du revenu de base ne règle pas les crises de profitabilité du capitalisme, cela risque même de les aggraver ?

· La fixation des prix reste dans les mains des entreprises privées, la question de l’inflation se pose alors. L’inflation réduit le pouvoir d’achat associé au revenu de base.

· Une fois un revenu de base assuré il y a la possibilité pour les partis de droite de proposer la suppression de toutes les aides et services publics en argumentant que la liberté individuelle du consommateur doit primer maintenant que chacun a les ressources nécessaires à sa survie. Paraît risqué en termes de stratégie politique même si ce n’est pas l’objectif du revenu de base de gauche que de supprimer les aides parallèles.

· Si le Revenu de Base est inconditionnel alors il ne permet pas la réduction des inégalités. D’ailleurs certaines versions du revenu de base se financent par la suppression des autres aides préexistantes. L’effet serait donc une hausse des inégalités puisque le montant des aides préexistantes ciblées sur les populations « pauvres » se retrouveraient diluées sur l’ensemble de la population quelque soit le niveau de revenu des individus.

o Salaire à vie

· Si l’entreprise ne paye ni le capital ni le travail qu’elle utilise (se sont les caisses qui payent pour elle), sur quels critères va-t-elle déterminer sa combinaison productive (combien de machines pour combien de travailleurs ?). En quoi le choix qu’elle fera sera le bon en termes d’accumulation du capital, d’hausse de la productivité du travail…

· Une fois au plus haut niveau de l’échelle de salaire les incitations au travail ne fonctionnent plus. · Comment se fixent les prix dans un tel mode de production ? Si l’entreprise ne paye ni le travail ni le capital ? Comment se fixent les prix si la quantité de travail socialement nécessaire à la production d’un bien n’entre pas en ligne de compte pour l’unité de production?

· Comment concilier la volonté de fixer les prix de manière comptable (Conso intermédiaires + X%) et le maintient du marché des biens qui est sensé fixer les prix et donner de l’information sur les offres et demandes sociales?

· Comment gérer la création monétaire si le crédit n’est pas remboursé lors d’investissement, autrement dit si le crédit laisse place à la subvention ?

· Comment gérer les échanges internationaux ?

· Si certains biens rivaux sont sortis de la logique marchande (logement, produits de première nécessité) comment gérer leur allocation ? qui habite au centre ville ? (cette même limite se pose au revenu de base en fonction des biens que l’on décide de sortir de la propriété lucrative, du “marché”)

· Le revenu de base parait plus applicable immédiatement que le salaire à vie, quelle stratégie politique de court et moyen termes pour y arriver ?