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Villes/Paris/Architecture/CR/AG du 76 mars / 15 mai 2016

De NuitDebout
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AG Commission Architecture, Convergence des luttes urbaines, Banlieue Debout[modifier | modifier le wikicode]

15 mai 2016

Informations[modifier | modifier le wikicode]

Dimanche 15 mai 2016

18h05 Début de l’AG des archidebout

Présentation par Olivier de ce qu’est archidebout et annonce la réalisation d’un manifeste pour fabriquer le cadre de vie selon un projet de société: • Cadre de vie est directement lié à l’architecture • Logements ne sont pas en accord avec les besoins et les usages des citoyens • Sortir des idées dans un texte coopératif, grace à ces AG, mais aussi à des outils comme le wiki, le framapad et en sortir un manifeste à présenter à l'AG de Nuit Debout.

- Bailleurs -> Recours à des promoteurs où le projet est conditionné par le prix/surface/rentabilité Le processus devrait être inverse :

Définir ensemble un projet architectural suivant un projet de société commun, par la forme d'ateliers, et ensuite mettre les promoteurs en compétition sur ce projet.

-> Mettre en avant la valeur de la Maîtrise d’usage

Participer au PLU, le plan local d’urbanisme, de manière à le rendre beaucoup plus participatif et qu’il soit à l’image de la société

- Demande à ce que la commission archidebout soit mobile (Calais…)

- Dans le cadre des réhabilitations faites à Montreuil, demande d’aide d’archidebout pour modifier le PLU et de pour inclure la participation de l’ensemble des citoyens

- Création d’un blog et d’une cartographie citoyenne pour analyser les déséquilibres territoriaux, repérer les espaces vaquant, agir sur la ville par la cartographie  : cartodebout.blogspot.fr Et d’ateliers publics dans les lieux populaires

- Par un architecte, demande de transparence sur les marges immobilières, en particulier pour la construction des logements sociaux par le privé. Propose que ces marges retournent en partie à la ville et une autre aux promoteurs

- Les réunions participatives sont le plus souvent faites après l’esquisse, juste avant le dépôt du permis de construire voire même malheureusement dans certains cas après le dépôt, ce qui est inutile. Ce sont des réunions d'information pour "faire passer le projet" Prendre l'avis des citoyens, des riverains, qui pourraient apporter des informations intéressantes après 20 ans d’ancienneté dans le quartier, et à qui aucune parole ni décision n’est accordée.

- De la part d’une dame qui travaille à Aulnay-sous-bois qui s’insurge de voir des ouvriers sans casques ni gants, que les matériaux utilisés soient bas de gamme, que la qualité de construction est déplorable. Demande à ce que le bâti soit fait dans le respect du quartier, des ouvriers, des futurs habitants et existants autour.

- De la part d’un citoyen, 253 quartiers prioritaires en Ile-de-France c’est 12 million d’habitants concernés où des réhabilitations se font pour à mieux isoler et ainsi permettre de réduire les consommations de chauffage par 3, retour positif pour la facture énergétique et l’environnement

Demande à ce qu’il soit choisit 1 à 2 zones prioritaires et qu’il soit expérimenté le confort social et écologique ce qui permettrait un retour sur investissement par l’habitant et la nature.

- De la part d’un architecte, pour les quartiers en rénovation en zone sensible : • Apporter la parole aux usagers au sein du projet architectural • Appeler les architectes à œuvrer dans ce sens Dénonce l’opération à la cité Balzac (où une jeune fille fut brulée vive dans son appartement) où il a été démoli 600 des 900 logements existants et où seulement 100 ont été reconstruits. Ce sont 500 logements de moins et combien d'habitants forcés au départ.

- L’architecture est un instrument de pouvoir, elle doit être un instrument démocratique. Le prix du foncier ne cesse d’augmenter, les prix de ventes sont plafonnés ou stables, et l'architecture et la construction devient la marge d'ajustement, ne cesse de se comprimer et on fait fini par faire de la merde ! Payer l’architecte et la construction à sa juste valeur, donc aller remettre en cause les prix fonciers.

- De la part d’une citoyenne qui félicite des étudiants qui ont sauvé une cité et l’ensemble de ses habitants vouée à la démolition, où devait être construit le plus grand centre commercial d’Europe.

Est-ce qu’on ne peut pas recenser les cités vouées à démolition ? Les architectes et habitants ne peuvent-ils pas œuvrer ensemble afin de les sauver et les transformer en habitats décents pour les habitants et la ville ?

- Citoyenne qui témoigne de son intérêt pour cartodebout et demande à ce qu’on ne se cantonne plus à la construction pour la construction mais à œuvrer à bâtir de manière sociale. Elle fait référence ici aux architectes portugais du temps de la révolution des oeillets en 74 à Porto et Lisboa (Siza, Costa…)

Demande d’apporter la campagne en ville.

12/ De la part d'un économiste qui intervient sur la spéculation immobilière et le PLU : Il y ait une proportionnalité associée aux logements sociaux. L’ensemble de la ville doit être en mixité sociale, la construction doit être collective, participative, citoyenne.

Se réfère à la loi Duflot, exige que les spéculations immobilières soient codifiées.

Qu’on se doit d’être déraisonnables contre la spéculation immobilière.

- La « capacitation des quartiers » Qu’on donne les moyens (techniques, intellectuels…) aux gens afin d’acquérir des compétences pour agir en leurs noms dans leur quartier. Exemple au Pays-Bas, à Amsterdam où un promoteur achète les halles d’un tramway et souhaite y construire un projet immobilier à la place. Les citoyens à l’aide d’urbanistes, architectes, ingénieurs… se sont opposés et ont bloqué le projet. Ils ont proposé ensemble un contre projet qui a gagné en ampleur. La ville de Dam a lancé un appel d’offres à laquel cette association pluridisciplinaire à participé, et à gagné l'appel d'offre. Il y a été notamment proposé des boutiques de réparation de vélos, un cinéma alternatif, des hôtels participatifs, des foods court et des logements. Il est donc possible de trouver des alternatives !

- S’insurge que les bailleurs sociaux ont des pouvoirs colossaux et que le propriétaire, quant à lui, a peu de pouvoirs.

Ne pourrait t-on pas s’entendre dans une copropriété afin de par exemple, s’échanger de logement avec l’exemple de 2 familles qui s’agrandit d’un côté, les enfants qui viennent de quitter le logement de l’autre ?

Dénonce que les plus values vont aux propriétaires et non aux locataires.


- Mentionne le film « Sacré Village ! » au financement participatif Dans ce documentaire, il serait intéressant d’introduire ces propositions qui sont ici débattues sous le dôme d’archidebout.

- Demande la mixité des acteurs du logement Penser à la base du vivre ensemble, sur un travail éducatif. Dénonce le soucis du voisinage et du collectif à ourtance Mixité sociale oui, mais travailler dans le respect du vivre ensemble !

- Une architecte qui pose la question : Avec qui nous voulons vivre et comment organiser la vie avoisinante ?

- Ne serait-il pas utile d’introduire des programmes intergénérationnels ? Que co-habitent retraités, jeunes étudiants ou travailleurs, familles. Où la famille peut demander baby-sitting des enfants à l’étudiant qui disponible a besoin de financer ses études. Où la retraitée veuve peut demander de l’aide quant à porter ses courses, etc…

- Un homme dénonce cette logique qui pénalise un sans emploi à trouver un logement. Et ainsi le cercle vicieux de ne pas avoir d’emploi sans logement. Dénonce ces discriminations systémiques d’accès à l’emploi et au logement qui mènent à l’exclusion sociale.

Demande à ce que le processus de précarisation soit un thème à aborder et y apporter des solutions. (Thème qui avait été abordé 1h avant avec la convergence des luttes urbaines)

- Demande à ce que les changements viennent du bas (actions citoyennes) et non du haut (pouvoir décisionnel). Et qu’à archidebout, ne soit pas fait l’apologie des architectes eux-mêmes mais présenter ce qu’est l’architecture, ce qu’est le lien maîtrise d’oeuvre/ouvrage. Avant de rechercher et proposer des solutions, démontrer tout l’enjeux d’avoir de telles propositions, que les gens prennent conscience de ce qu’est un architecte et apporte l’architecture à la vie citoyenne.

- Pourquoi parquent-on nos anciens dans les maisons de retraite ? Nos étudiants dans des résidences universitaires ? Nos SDF dans des centres de réfugiés

- Ne serait-il pas temps de repenser l’ensemble et le remettre en cause au nom du vivre ensemble ? C’est une question qu’on ne se pose même plus et qui doit réapparaitre.


Pour conclure :invitation à participer au Framapad pour la rédaction coopérative d'un Manifeste sur la création du cadre de vie suivant notre projet de société.