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Villes/Paris/Assemblée Générale contre la corruption des élus du 19 février/356 mars 2017

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== Place de la République, Paris, le 19 février/356 mars 2017. Cliquer pour lire les propositions recueillies durant l'assemblée ==

Revivre l'assemblée :

- Un enregistrement audio : https://www.mixcloud.com/ACNuitDeboutParis/assembl%C3%A9e-contre-la-corruption-des-%C3%A9lus-1902-356-mars/

- Une vidéo périscope (plus complète) : https://www.periscope.tv/w/1vAxRgeRMevKl

- Un panorama : http://nuitdebout.fr/paris/wp-content/uploads/sites/26/2017/02/20170219_170315-e1487626822717.jpg

- un texte signé par des participants à l'Assemblée de Coordination de Nuit Debout Paris : Vous avez dit "corruption"?

Un rassemblement avait été appelé par un simple citoyen via un événement Facebook. Avec plus de 10 000 personnes inscrites, du monde était attendu à partir de 15h sur la place de la République. En qualité de co-déclarants et d'organisateurs de l'Assemblée de 16h, Nuit Debout était présent sur la place dès 13h. La commission Debout Education Populaire tenait avec une heure d'avance son atelier hebdomadaire "quelle société veut-on?". Du fait du nombre de personnes présentes sur la place à 15h30, l'Assemblée a été lancée dès 15h45 avec la sono de Nuit Debout placée sur un kiosque rouge. Le micro et la modération se trouvaient au niveau d'un banc côté nord/est de la place. Une affiche "Veillons les uns sur les autres" a également été dressée à proximité.

Présentation du rassemblement par son initiateur.[modifier | modifier le wikicode]

Vincent, l'initiateur de l'événement présente sa démarche, ce qui l'a poussé à appeler à ce rassemblement. Il s'agit évidemment de l'affaire dans laquelle M. Fillon est empêtré. Bien qu'attristé par la désinvolture du candidat de la droite qui "se cache derrière la légalité de ses actes pour échapper au vrai problème qui est la légitimité de ses actes en tant que représentant élu", il affirme qu'il n'est pas ici question de parler du "problème de ce pauvre homme qui n'a jamais sans doute su quelles étaient les limites de l'indécence". Il rappelle au passage que sociologiquement, nous sommes tous définis par notre condition. Selon lui, le problème qui doit être traité aujourd'hui est celui de la représentation politique en général et du contrôle des élus "que nous n'exerçons pas assez". Le défaut de notre système de représentation politique politique repose sur "la liberté légalisée que les élus ont de pervertir les intérêts publics en intérêts privés". Les citoyens ne sont ni entendus, ni respectés. La rupture créée entre les élus et les citoyens crée un espace propice à l'extrême droite, qui ne cherche qu'à accéder au pouvoir pour profiter de ce même système. Il dénonce fermement les manoeuvres du FN et ses idées politiques (racisme, exclusion).

Il appelle à une politique solidaire où les richesses sont mieux distribuées et l'exil fiscal rendu impossible et à une politique humaniste "où l'autre est d'abord envisagé comme un soutien, avant d'être perçu comme un ennemi" (applaudissements). Tout cela devant se traduire par une politique économique : pour que l'autre soit un soutien, encore faut-il lui en donner les moyens. Il appelle à un contrôle des élus : "qu'il soit rendu impossible que les élus fassent autre chose que ce pourquoi ils sont investis du pouvoir".

Il annonce le début de l'Assemblée Générale et invite les participants à discuter de trois grandes questions :

1 - décider de nos revendications : "qu'est-ce qu'on veut, et pourquoi on le veut?". Il appelle à synthétiser afin d'avoir des exigences simples, claires, fortes autour desquelles un maximum de personnes peuvent se réunir pour peser et gagner. Il appelle à des victoires.

2 - Décider de comment faire pour amplifier le mouvement. Il propose le principe de la "meute animale" : la majorité soumet la minorité par le nombre et non pas par la violence. Il parle alors de la violence qui n'apporte que la dispersion, l'affaiblissement du collectif, le traumatisme ou la vengeance, et rend donc impossible la solidarité future, à part la solidarité de clans. Il faut une déferlante pacifique énorme. Il faut dès à présent grossir la mobilisation, par l'organisation et l'entretient permanent de cette "gnaque" qui, à l'instar de l'indignation, constitue une force majeure.

3 - Il propose de former un comité de mobilisation : une équipe de gens qui souhaiteraient créer et gérer la suite du mouvement. Par exemple : une page internet avec un agenda, les compte-rendu d'action, de discussion. Gérer les dépôts de déclaration pour les AG, l'ordre du jour des AG, les relations avec la presse… Il propose également que ce comité puisse "tourner" chaque semaine. Il remercie l'assemblée et Nuit Debout Paris République qui a fourni la logistique, la déclaration en préfecture et qui a proposé d'organiser cette assemblée.

Applaudissements, bruits de casseroles, "Merci Vincent! Merci Nuit Debout!"…

L'Assemblée générale commence : les premières interventions et propositions.[modifier | modifier le wikicode]

La modératrice demande aux personnes présentes de s'assoir et de former des couloirs. Elle présente les preneurs de parole, situés en bout de chaque couloir. Elle rappelle les règles de l'assemblée : pas de réponses directes (trop de nombre) ; pas de minutage des temps de parole ; pas de sérénité/service d'ordre : on est tous capables de "veiller les uns sur les autres" ; la bienveillance doit être le maître mot de cette assemblée ; pas de discrimination dans les propos, pas de violence verbale ou physique.

La première personne à intervenir est une femme. Elle lance un manifeste - "un appel à la raison en vue de faire reconnaitre nos véritables droits dans l'égalité la la légalité". Elle rappelle la concentration des grands groupes de presse et des médias, tous fortement liés au pouvoir politique. Elle parle de démocratie athénienne, de la révolution française. Elle cite l'Abbé Sieyès en septembre 1789 : « Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi ; ils n’ont pas de volonté particulière à imposer. S’ils dictaient des volontés, la France ne serait plus cet État représentatif ; ce serait un État démocratique. Le peuple, je le répète, dans un pays qui n’est pas une démocratie (et la France ne saurait l’être), le peuple ne peut parler, ne peut agir que par ses représentants.». Elle rappelle que les dirigeants politiques sont issus de quelques grandes écoles. 15% des plus aisés de la population française représentent 90% des élus au Parlement. Face à cette situation, elle propose la reconnaissance du vote blanc.

L'intervenant suivant remercie le président Hollande dont l'absence garantit le beau temps de ce dimanche. Il remercie également M. Fillon car c'est grâce à lui que ce rassemblement a pu avoir lieu. Il rappelle que ce que Fillon juge légal, "nous" le jugeons illégal. Il donne quelques chiffres : 920 parlementaires en France ; 20 000 euros par mois ; entre 2012 et 2016, 1225 votes à l'Assemblée Nationale ont été passés par seulement 65% des élus. Il demande à ce que le nombre des députés soit divisé par trois, que leurs salaires soient revus à la baisse et que ceux qui veulent des sous cherchent des primes d'assiduité. Un autre intervenant explique que les hommes et femmes politiques ne sont que "du petit personnel" au service des grandes fortunes de France et des actionnaires du CAC40. Il propose d'exproprier la bourgeoisie et d'abolir les rapports d'exploitation. Il présente Plateforme2016, un collectif constitué au sein de Nuit Debout. Il propose le plafonnement des revenus : quatre fois le revenu minimum qui doit être de 1500 euros. Il demande un positionnement de l'Assemblée sur le plafonnement des revenus à 5000 euros par mois. Il appelle à l'instauration immédiate de la démocratie dans les entreprises.

Le suivant appelle chacun.e à regarder son/sa voisin.e, d'admirer sa beauté et lui offrir son amour. Car, selon lui, "c'est l'amour qui va nous porter au-delà de la puanteur actuelle". Il remercie M. Fillon d'avoir révélé au grand jour les moeurs du monde politique, de ceux qu'il appelle "le personnel de direction des institutions de la République, qui ne sont jamais que nos serviteurs". Il appelle à prononcer leur licenciement collectif (applaudissements/casseroles). La corruption n'est pas seulement celle des élus, on la retrouve dans les ministères (Santé, Justice). Il fustige la loi de l'omertà et du silence, qui profite à la mafia des hauts placés de la fonction publique. "L'Assemblée Nationale n'est plus crédible, elle n'est plus légitime et c'est à nous de nous donner les moyens, par des volontaires tirés au sort des représentants de la population, de reprendre le pouvoir". Une représentante du "Comité des Assistantes Parlementaires en Souffrance" pousse un coup de gueule : "Stigmatisées, montrées du doigt, victimisées! 3878 euros par mois, qu'est-ce que c'est? Je vous le demande!". Ses pensées vont à sa collègue Pénélope (rires). Elle lance "Libérez Pénélope! Pénélope tu es mon idole! Vive Fillon, vive la République, vive la France!" (casseroles, rires et applaudissements).

La personne suivante tient à revenir sur le sens des mots, et notamment celui de "démocratie". On ne vit pas dans une vraie démocratie, on ne choisi pas les personnes pour lesquelles on vote : ce sont les médias (tenus par des milliardaires) et les partis politiques qui s'en chargent. Il parle de l'Union Européenne, de la Banque Centrale et de l'OTAN et appelle à ne pas laisser ces sujets au seul Front National. Il rejette la république présidentielle "on a pas besoin d'une monarchie élective!". Il appelle à virer tous les politiques, qui n'ont aucune légitimité. L'intervenant suivant ne se dit pas être un grand révolutionnaire. Il s'étonne du nombre de pancartes anti-Fillon ; or, celui-ci n'est pas le seul concerné. Il critique le fait de discuter pendant des heures et des heures, "de nous enfermer ensemble sur une place de la République autour de laquelle les automobiles circulent". Il appelle à manifester "clairement" et "durement" "notre volonté de mettre fin à la corruption. Il propose que l'assemblée demande à ses organisateurs de tenir une réunion ayant pour but d'organiser une marche sur l'Assemblée Nationale en semaine (applaudissements qui marquent une approbation quasi unanime). "C'est la République qui est en danger, et pas ses élus!". Il demande de créer une page sur Facebook, indépendamment des rencontres syndicales et autres organisations, intitulée "pour une marche sur l'Assemblée Nationale, contre la corruption."

C'est ensuite une femme qui prend la parole. Elle rappelle que deux jours auparavant, l'Assemblée Nationale a voté une loi qui vise à multiplier par deux les délais pour les délits financiers. M. Urvoas a fait passer les délits financier dans la catégories de "vols de mobilettes et de fromages" et que depuis les délits financiers ne pourront être poursuivis que douze ans après avoir été commis (bouuuh). Il suffit donc de planquer son argent pendant douze ans, pour ensuite pouvoir en profiter en toute impunité. Cet amendement doit être retiré. C'est un élu à Puteaux (haut-de-Seine) qui prend ensuite la parole. Il est à l'origine d'une pétition (https://www.change.org/p/madame-fillon-rendez-nous-les-1-500-000-euros-penelopegate) qui a déjà recueilli plus de 400 000 signatures : "Pénélope, remboursez-nous!". Il remarque que les dirigeants ne répondent pas aux citoyens lorsque ceux-ci se mobilisent. Il condamne le "tous pourris". La corruption n'est pas une question de personnes mais un problème d'organisation de la démocratie. Il propose une loi citoyenne de transparence : "à partir du moment où les élus reçoivent des crédits pour mener leurs combats, ils doivent justifier leurs dépenses et les publier en ligne sur un site. Ainsi, chaque citoyen pourra vérifier la manière dont son élu dépense les deniers publics". Il appelle à aller à la rencontre des candidats et des militants pour leur demander de faire de la lutte contre la corruption l'un des thèmes de campagnes de leur parti/candidats.

Brève coupure dans l'enregistrement, l'Assemblée continue.[modifier | modifier le wikicode]

Un intervenant présente le "référendum d'initiative partagé" (article 11 de la Constitution) : "un référendum peut être organisé à l'initiative d'un cinquième des membres du parlement, soutenus par un dixième des électeurs. cette initiative prend la forme d'une proposition de loi. le président de la république la soumet au référendum ; lorsque le référendum est positif, le président promulgue la loi dans les quinze jours qui suivent la proclamation des résultats de la consultation.". Il propose donc un référendum d'initiative partagé qui doit récolter le soutien de 4,5 millions de personnes. Il existe un site : http://www.rdp-confiance.fr/ pour soutenir et rejoindre cette initiative.

Quelqu'un propose une petite pause sémantique. Il invite à bannir un certain nombre d'expressions. dans les slogans, les pancartes etc… "Traiter les flics d'enculés, c'est pas les flics qui sont insultés. Traiter Marine Le Pen de pute, c'est pas sympa pour les travailleuses du sexe." (applaudissement). Le suivant intervient sur les privilèges : les députés ne payent pas le train (en première place!) à vie! Quarante aller-retours en avions gratuits par an. Ils ont de très bonnes retraites (même Mélenchon!). Les sénateurs ne payent pas leurs lunettes… Il appelle à prendre exemple sur les Roumains. La modératrice annonce une nouvelle mobilisation le dimanche prochain (26 février) à 15h : "nos droits contre leurs privilèges". L'intervenante suivante est de Nuit Debout Power LSF (Langue des Signes Française). Son objectif est pour l'inscription de la LSF dans la constitution de la 6ème République. Demande de financement de l'accessibilité complète de la langue des signes en France afin de garantir l'égalité pour tou.te.s. La page Facebook : https://www.facebook.com/Nuit-Debout-PARIS-Power-LSF-1529082420730166/

Un intervenant nous fait par de trois émotions ; inquiétude : la République est mise en danger ; la volonté : de se réunir pour traiter le sujet de la corruption ; l'espoir : tout est encore possible. L'affaire Fillon est une violation de la morale. Le peuple doit se mobiliser pour appeler à ce que les dirigeants soient vertueux, par delà la loi. Le peuple a aussi perdu la vision de la vertu républicaine ; il demande aux élites de servir le public et non leurs intérêts privés. Il propose de "se retrouver chaque dimanche pour demander des mesures claires pour que justice soit faite et pour que la circulation des élites et le renouvellement de ces élites se fasse véritablement". Un autre intervenant rappelle que le problème ne concerne pas des individus mais un système, une "règle du jeu". La personne suivante s'interroge sur la capacité d'une représentation politique qui partage la même condition sociale de défendre l'intérêt général. Cela lui semble impossible. Il propose la mise en place d'une "parité sociale" dans la 6ème République : tirer au sort parmi un panel de volontaires des citoyens et, parmi ces représentants, toutes les classes de salaires devront être représentées. Pendant leurs mandats, ils ne seront pas rémunérés en tant qu'élus, mais continueront à recevoir le salaire qu'ils avaient durant la vie civile.

Un intervenant parle de l'indignation quotidienne : elle ne se voit pas hors de la place de la République ce dimanche. Il propose que chacun.e se confectionne un bout de tissu blanc et de le porter au bras droit pour manifester quotidiennement son indignation et sa volonté de vivre dans la paix, l'harmonie et le respect des valeurs de la République : liberté, égalité, fraternité. Un autre demande des "sanctions exemplaires" contre ceux qui sont condamnés par la justice. Il prend l'exemple de Christine Lagarde (sifflets, bouuuh). Il propose que tout élu condamné par la justice soit "inéligible à vie". Lorsque des sommes sont détournées et cachées à l'étranger, elles doivent êtres remboursées au triple. Qu'il soit interdit aux élus d'engager des membres de leur famille. Une intervenante vient témoigner de l'impact de documentaires tels que Les nouveaux chiens de garde. La crise est systémique ; tout est à revoir. Elle cite l'exemple de l'Islande où des banquiers ont été mis en prison pour des dizaines d'années. Il faut aussi mettre la pression à la justice : se bouger devant le Ministère et les palais de justice. Il faut inviter ses proches à aller se renseigner sur : Les nouveaux chiens de garde, l'Islande, la loi économique Rothschild de 1973. Il faut construire un "décodex inversé" (cf celui développé par le Monde) pour déconstruire les mensonges du pouvoir. Autre proposition : "voter directement nos propres lois et pas désigner des maîtres pour voter nos lois". On a les moyens technologiques.

La modératrice fait alors une annonce concernant le camion de la logistique des organisateurs de l'Assemblée (nuit Debout Paris République). Il y a besoin de réparer son embrayage. Les dons sont bienvenus. Une cagnotte en ligne a également été lancée.

L'intervenant suivant accuse tout le système corrompu, "pourri par le fric, par l'argent de l'exploitation, par l'argent de travailleurs pauvres, des travailleurs exploités, de la majorité salariée du pays qui souffre ; et les autres en haut qui se gavent. Le pays est pourri par la tête, et c'est cette tête-là qu'il faut couper!". Les Fillon et compagnie sont accusés de faire empirer les conditions de travail de la majorité dans un environnement "pollué, vicié par leur industrie dégueulasse". Les insultes et accusations pleuvent. Il continue : "Oui : c'est une révolution qu'il faut préparer! C'est notre libération! Nous ne sommes pas libres! Nous sommes comme des esclaves! […] Nous sommes un pays occupé par la mafia de l'argent!". Il propose de discuter des objectifs de lutte et "mettre en pratique" ces objectifs qui auront été déterminés démocratiquement. "Des propositions, on en a tout un cahier". Il en cite quelques unes : inéligibilité de tous ceux qui ont trempé dans les affaires ; la révocabilité des élus, le mandat impératif des élus ; la fin de cette fausse démocratie représentative et son remplacement par une démocratie directe. Il considère pour sa part que seuls sont citoyens ceux qui prennent part aux décisions et donc que seuls les députés et les actionnaires ont droit de cité dans ce pays. Il le répète : "Nous sommes des esclaves". "Nous voulons décider dans nos assemblées, comme aujourd'hui, et nous voulons multiplier ces assemblées, coordonner ces assemblées, construire une république des assemblées, des conseils de travailleurs, des conseils d'habitants avec des élus mandatés et révocables".

L'intervenante suivante annonce avoir révélé il y a 6 mois une fraude immobilière de 300 millions d'euros qui mêle un gouvernement, la SNCF et la Mairie de Paris. Une famille subit les conséquences de cette fraude jusqu'à aujourd'hui. Elle lance un appel à l'aide. Ensuite, c'est un membre de la Coordination de Nuit Debout Paris République qui prend la parole. Il propose de construire du solide, "aller jusqu'au bout", c'est-à-dire de réécrire les règles du jeu, former des assemblées constituantes sur toutes les places de France, constituer des jury citoyens. Il donne des dates : 31-32-33 mars sur les places avec les Nuit Debout partout en France. Le 22 avril : "premier tour social" sur les places. Le 23 avril : Jour Debout. Il invite chacun à s'investir, participer, notamment en terme de logistique. Il donne une adresse pour contacter la coordination : acparisrepu@riseup.net. La modératrice ajoute une autre date : le 19 mars pour la grande marche pour la justice et la dignité (Nation à République).

Un anonyme qui a fait la rue à Paris (il est logé depuis seulement deux ans) témoigne des difficultés dont certains marginaux sont victimes. Il condamne les vendeurs de sommeil, la prison. Il conclu en disant que Nuit Debout lui a fait beaucoup de bien à un moment où il était au bord du suicide. "J'ai vu des vraies âmes, des vrais gens, des gens qui ont du coeur, que je connaissais pas". L'intervenant suivante condamne les privilèges. Elle propose de "relancer un grand mouvement déterminé, pacifique" qui marche vers l'Assemblée Nationale sans subir la répression policière et médiatique. Elle propose une grande pétition : "élections non merci". "Exigeons de l'Etat qu'il mette au service des citoyens des Etats Généraux au service des citoyens pour élaborer un nouveau système".

Un collectif "du 23 avril" est actif depuis 2012 : il propose de "tourner le dos" au système politique. Il présente sa campagne artistique pour les prochaines élections. Il faut montrer aux politiques qu'on ne se sent plus représentés par eux. Il invite chacun.e à se prendre en photo de dos sur un fond blanc, l'envoyer sur leur site (http://23avril2017.net/) et l'imprimer pour aller la coller sur les affiches électorales. C'est un "anonymous-LVT14" qui prend ensuite la parole. Il parle de l'affaire Théo. Il rappelle que son collectif a soutenu la police durant un ou deux mois et que depuis, a été mise en place une "structure" qui vise à faire attaquer la police par les jeunes de banlieue. Il appelle à la raison et au calme et promet que bientôt il sera temps de sortir en force pour renverser le système et foutre en prison un grand nombre de dirigeants politiques (Sarkozy, Valls, Fillon, Hollande, Lagarde etc…). L'intervenant suivant déclare que la sécurité "n'est pas possible". Il condamne la corruption de tous ceux qui ont du pouvoir et annonce que c'est fini. "Nous sommes en danger permanent" : il prend l'exemple du nucléaire. Il appelle à sortir du système. Un autre parle de la "révolution" et condamne la "violence". La résistance est partout, dans de nombreux pays. Il appelle à prendre exemple sur la Roumanie. Il annonce l'Opération crescendo contre la justice le 25 février à Trocadéro (https://www.facebook.com/events/1250698168340488/).

Un ancien modérateur à Nuit Debout répond à une personne qui avait critiqué plus tôt la "masturbation publique" qui avait cours sur la place : "la masturbation publique est une des plus vieilles manifestations pour l'auto-organisation, inventée par Diogène il y a bien longtemps". Pour manifester au quotidien contre les abus des élus, il faut adopter le drapeau roumain, le porter quotidiennement. Il propose de demander la démissions de Jean-Jacques Urvoas, Ministre de la Justice, à l'origine des récentes lois d'impunité (financières et policières). Il propose de lancer une opération "de violence symbolique" : "un avion pour les Fillon". Cela afin de ne pas diluer les responsabilités ; il rajoute "on les prendra un par un s'il le faut". Il propose donc de bannir Fillon : quête publique pour payer un billet d'avion pour les Fillon pour la Russie. L'intervenant suivant s'occupe du pointage de toutes les villes pour le lancement de la campagne contre la corruption : "on en est à quarante villes pour ce premier lancement". Elle invite chacun.e à gagner en méthode. Elle propose de diffuser des "modes d'emplois" pour monter des inventaires de la corruption département par département. Elle est en contact avec "un leader roumain" pour lancer une mobilisation européenne contre la corruption.

Un jeune homme de 23 ans prend la parole pour la première fois. Il pose une question : sommes nous étonnés de toutes ces affaires? (Noooon!!) Il critique le fait que la politique soit devenue un divertissement. Il critique donc la façon dont la politique est conçue par ses professionnels élus : une oligarchie économique et politique. Il appelle à l'action et hurle à la Macron "Vive la France! Vive la République!". L'intervenant suivant rappelle l'action des lanceurs d'alerte et la mobilisation d'anticor contre Chirac, de sauvons les riches contre Dassault. Cette semaine, il a porté plainte contre Christine Lagarde qui a donné 2 milliards dans l'affaire Kerviel-Société Générale. Il appelle à faire le ménage des corrompus (il donne des noms) et à soutenir les candidats "exemplaires". Il donne l'exemple de François Ruffin. Il rappelle que les députés sont les employés du peuple. Les dépenses des députés doivent être fait sur justificatif et non au forfait. Mercredi 22 février, le bureau de l'AN se réunit. Il n'y a rien à l'ordre du jour. Il appelle à un rassemblement mardi soir (21/02) pour fixer l'ordre du jour : transparence sur les indemnités, révocabilité des élus, transparence sur les clients pour ceux qui sont en conflit d'intérêt.

L'intervenant suivant appelle à des règles pour contrôler les pouvoirs ainsi qu'à ne pas faire confiance aux élus pour les écrire. Il faut réécrire la Constitution. Il critique le terme 6ème République (les "républiques" n'ont jamais été synonymes de démocratie) et propose de parler de Première Démocratie. (applaudissements). "Ecrivons nous même notre constitution" : il faut utiliser l'outil du tirage au sort avec des procédures de débat, de contrôle, de transparence, de formation… Il annonce une relance des ateliers constituants sur la place le 32 mars et une réunion publique le 25 février à la bourse du travail. Un autre intervenant appelle à ce que les gens se rassemblent tous les dimanche. Un "simple citoyen" rappelle la date du 4 août 1789, qu'il juge essentielle, donc passée sous silence par les élus. Il appelle à une nouvelle nuit du 4 août. L'intervenant suivant vient parler de Fillon et de sa défense, qu'il détruit. Il parle du Brésil et de la dictature qui n'a pas disparu. Il défend les journalistes et rejette le "journalistes tous pourris". Il parle de la manipulation d'opinion publique pratiquée sur internet par des groupuscules d'extrême droite. Il appelle tout le monde à ne pas liker les pages des boîtes qui ne payent pas d'impôt en France (genre Macdo). "Soyez des consommacteurs!".

Une personne venue de Reims vient parler de la question étudiante. "Les 900 000 euros de Pénélope on les veut dans nos facs!". Il lance un appel à la multiplication des rassemblements et des échanges. Un CRS prend la parole. Il annonce ne plus vouloir suivre les ordres de sa hiérarchie. Aujourd'hui il n'est plus sur le terrain. Il insiste sur les points communs : "nous voulons tous changer le système". Il espère que les élections n'auront pas lieu. Il remercie Philippe Pascot et son livre Pilleurs d'Etats qui lui a ouvert les yeux. "Oui j'ai été un électeur du Front National. Mais aujourd'hui je compte bien faire barrage contre eux" (bravo!). Il lit ses notes. "Nous avons le record du monde du nombre d'élus" (Pilleurs d'Etats). Il dit qu'il est prêt à laisser sa vie pour la révolution. Une femme prend la parole pour appeler à une union entre les précaires, les banlieues et les classes moyennes. "Pas de justice, pas de paix!" Elle appelle à prendre l'Assemblée Nationale pour la transformer en Assemblée Populaire. L'intervenant suivant appelle à une marche vers l'Assemblée Nationale pour abolir les privilèges des élus.

Un membre de Jury Citoyen Debout présente les travaux sur la démocratie avec de nombreux collectifs, dont Nuit Debout Rennes. Il invite tout le monde à la bourse du travail le 25 février. Il présente quelques unes des mesures proposées : statuts des élus, démocratie directe, nouvelle constitution, Sénat citoyen, les médias. Une grande pétition sera lancée à cette occasion. Une femme salue les luttes menées depuis le printemps et qui ont rendu possible ce rassemblement. Fillon est un cas particulier parce qu'il se présente à la présidence alors qu'il a volé l'argent public. Elle demande le désistement de Fillon. Elle demande une nouvelle constitution avec transparence, révocabilité et observatoire des élus. Elle annonce un premier tour social le 22 avril avec tous les travailleurs en lutte. Elle appelle à rejoindre les luttes en cours dans les quartiers populaire et ne pas se taire devant ce qui est arrivé à Théo.

La sono perd ses aigus. Incertitudes et installation d'une autre sono, moins puissante.[modifier | modifier le wikicode]

Une personne qui se présente comme une "grande gueule" fait part de son plaisir de voir tant de monde. Il pense que le moment de l'action est arrivé. Est-ce la puissance de sa voix ou la fatigue d'une sono mise à l'épreuve par plus de deux heures de discours enflammés? Le tweeter (haut parleur aigu) de la sono lâche soudain. Il va donc se passer plusieurs minutes de questionnements techniques et de mobilisation de la logistique de Nuit Debout pour que la parole reprenne avec l'aide de la petite sono de Debout Education Populaire, qui offre la possibilité d'enregistrer sur clé usb (à partir de 2h13 sur l'enregistrement en ligne). Pour la réparation de la sono et l'achat d'un limiter, une cagnotte en ligne va être lancée. Ces quelques minutes s'accompagnent d'une lente dispersion. Lorsque les interventions reprennent, il n'y a plus qu'un petit millier de personnes présentes. Il est 17h45 et la Nuit pointe son nez.

La modératrice lance un appel à participation pour les prochaines assemblées. Un contact : acparisrepu@riseup.net. Une personne prend la parole pour parler, documents à l'appui, de cas précis de corruption : arnaque de plus de 60 000 PME en France et à l'étranger classée sans suite par la justice. Elle pense que les amendements de prescription récemment votés ont surement pour objectif de protéger les personnes impliquées dans ce scandale. Elle invite tout le monde à aller visionner ses vidéos (Neggaoui Leila). Une autre personne intervient pour appeler à la légalisation du cannabis. Les trafics alimentent la corruption des différents milieux politiques, policiers et économiques. La légalisation c'est la fin de la corruption, de la délation, des règlements de comptes, de la guerre sociale, des douleurs pour les gens qui souffrent. Le 29 avril, marche mondiale à 14h à Bastille. Demande de la liberté de s'amuser, cultiver et se soigner librement.

Un autre intervenant condamne la tartufferie de Fillon qui accuse les jeunes alors que c'est lui le voleur. Il propose de fusionner le Sénat avec le Conseil économique, social et environnemental (CESE) et d'y faire siéger des citoyens tirés au sort. Une autre personne fait un rappel. Elle demande à ce qu'on évite de trop se fixer sur le seul Fillon. Elle appelle à l'indignation (elle évoque Stéphane Hessel). Ensuite, c'est Philippe Pascot qui prend la parole. Il rappelle qu'il est un ancien élu qui a travaillé avec Manuel Valls. Il salue la mobilisation pour que les élus doivent avoir un casier judiciaire vierge pour se présenter. Il y voit une victoire et une leçon : chacun peut faire bouger les choses, même depuis son ordinateur. Il rappelle son travail de révélation (trois livres écrits). Il condamne la réélection d'élus coupables de violences contre les femmes ou actes de corruption. Il répète que "l'abstention fait le jeu des élus". Certains sont élus avec seulement 10% des inscrits.

Une jeune fille prend la parole pour parler de la police et de la manifestation du samedi 18 février pour dénoncer le viol de Théo et les autres crimes policiers. Pourquoi la justice est-elle si laxiste avec les politiques et les policiers? Il faut s'attaquer à la justice. Elle appelle à faire barrage au FN par le vote. L'intervenant suivant propose à chacun de se présenter à l'élection présidentielle.

Une femme prend la parole pour saluer tout le monde "On restera debout jusqu'au bout!" (ouaiiiis, applaudissement). Elle parle de toutes les victimes de scribes policiers et annonce : "tant qu'il n'y aura pas de justice, il n'y aura pas de paix!". Elle témoigne de ses privilèges de retraité soixante-huitarde et les compare à la discrimination que subit son fils qui a un prénom arabe. Elle parle d'un ouvrage La société contre l'Etat qui parle de l'expérience des indiens d'Amérique : le pouvoir corrompt, donc on se limite à des institutions locales. Elle le répète : "L'Etat c'est la guerre". Elle cite Louise Michelle à son retour de Nouvelle-Calédonie Aux citoyennes de Paris (1883) : "Il faut bien qu'il meurt ce vieux monde, puisque nul n'y est plus en sureté, puisque l'instinct de conservation de la race humaine s'éveille et que, chacun pris d'inquiétude ne respirant plus dans la ruine pestilentielle jette un regard désespéré vers l'horizon" et concluait "si l'amour de l'humanité est impuissant à faire sonner l'heure libératrice à l'horloge fraternitaire, le crime n'aura plus de place l'indignation s'en chargera. la haine est pure comme l'acier, forte comme la hache. Et si l'amour est stérile, vive la haine.". L'intervenante conclue avec ces mots : "Pour que l'amour gagne, d'accord, mais faudra pas nous obliger à être violents."

L'intervenante suivante parle de l'héritage. Elle rappelle qu'il s'agit d'un sujet très difficile à aborder. Elle appelle à l'abolition de l'héritage afin que chacun parte avec les mêmes moyens. Un jeune homme demande pourquoi une réunion comme Nuit Debout ne serait pas autorisée en banlieue? "La démocratie elle est au service des riches. c'est un truc de riches, c'est une illusion et des conneries." . Selon lui, à plus de 5 millions d'habitants, la démocratie n'est pas possible. Il propose la dictature du prolétariat. Il condamne la consommation de cannabis. Il faudrait aller à l'Assemblée Nationale avec des armes et faire comme en 1917 en Russie et instaurer la dictature du prolétariat sur le modèle de l'URSS. De nombreuses personnes lui répondent directement mais il n'en démord pas et assume totalement ses paroles.

Un jeune homme de 16 ans condamne le fait qu'il ne peut voter. Il déclare qu'à cet âge on peut s'engager en politique. Il demande la reconnaissance du vote blanc. Il appelle à marcher vers l'Assemblée Nationale. Un autre intervenant revient sur la gratuité des transports pour les élus. Pourquoi pas nous aussi? Les TGV passent en priorité. Il demande que Fillon et les autres soient mis au RSA. Hollande ne représente rien, à peine 20%, voir moins. Sur le pacifisme, il interroge le pacifisme des forces de l'ordre. Il rappelle que les policiers ont eu le permis de tuer. "le jour où on voudra changer les choses, il faudra bien prendre les armes.". La modératrice refait une demande de dons pour payer la réparation du camion et de la sono. Elle invite aussi à rejoindre l'équipe d'organisation et de modération de l'assemblée.

L'intervenant suivant apporte un témoignage sur une grave affaire de corruption en bande organisée. Un grand groupe a démoli un série de startups qui inventait des processus de production de combustibles renouvelables (biomasse). Ce groupe a agressé et menacé de morts les techniciens, détruit les laboratoires, volé les stocks pour ensuite tout faire liquider par un tribunal de commerce. Il existe un dossier de 1400 pages sur cette affaire. Il en appelle au président de la République "pour que la justice soit faite et non le tabassage des jeunes". Une personne qui était déjà intervenue reprend la parole pour revenir sur les perspectives d'actions. Il évoque une manifestation. Il propose un mot d'ordre : Fillon et les autres qui sont mouillés doivent dégager. Il parle de la révocation des élus, du mandat opératif, de la remise en question de la constitution. Il faut se fixer deux-trois objectifs politiques et une date de mobilisation, de manifestation. Il propose le mercredi 8 février.

Le periscopeur de l'assemblée prend la parole pour rendre hommage à tous ceux qui se sont battus, ceux qui ont été blessés, ceux qui sont morts. Il rappelle que la question du vote blanc, qui est revenue dans de nombreuses interventions est portée avec force. Il existe une pétition qui a déjà recueilli plus de 218 000 signatures. "Il en manque encore quelques millions". Ensuite, une petite fille (9 ans et demi) prend la parole pour remarquer qu'on est pas égaux avec les élus. "Egalité mon oeil!". Tous ces problèmes viennent du mensonge et de la bêtise. "Les élus nous manipulent et nous on fait n'importe quoi en retour". (applaudissement).

La personne suivante précise que c'est la première fois qu'elle participe à un tel rassemblement. Elle considère que contrairement à ce qu'elle a pu entendre il n'y avait pas assez de monde sur la place cet après-midi. Pourquoi? On est tous responsables de la mobilisation des personnes dans notre entourage (amis, famille). Il y a un grand danger de conserver des individus comme Fillon au pouvoir. Nous sommes responsables de l'état dans lequel se trouve le pays (corruption endémique). Les élus se doivent de nous rendre des comptes et pas l'inverse. L'un des preneurs de parole intervient. Il remercie tout le monde pour leur présence. Selon lui, l'Assemblée Nationale ne représente pas la population. Il appelle à prendre la rue et mettre en prison les élus jugés coupables. Un bluesman vient jouer un coup d'harmonica pour exprimer son ras-le-bol et exprimer son plaisir. L'intervenant suivant critique le vote blanc et l'indignation : "ça va pas changer la face de la terre!". Il rappelle que le suffrage universel a permis à Hitler et Trump d'être élus. Aujourd'hui Trump et demain Le Pen? À la dictature de la bourgeoisie, il oppose la démocratie directe. Dans un système dirigé par des patrons et autres, la corruption est bien normale. Il propose d'instaurer la démocratie dans les entreprises et abolir l'exploitation des travailleurs. "Il faut couper le mal à la racine!".

Un des premiers deboutistes prend la parole pour raconter les occupations de 2015 et 2016 et appelle à la mobilisation de tous sur la place. Celui qui a parlé plus tôt des journalistes vient nous parler d'une vidéo de Fillon qui critiquait fin 2016 le fait que les journalistes passaient sous silence les affaires/scandales politiques.

La modératrice conclue en annonçant la prochaine publication d'un CR et en appelant à la construction d'un site qui accueillerait les propositions et les comptes-rendus des assemblées. Elle annonce le même rendez-vous samedi prochain 15h. Aller sur le site pour consulter les propositions recueillies et s'organiser en conséquence. Le périscopeur annonce qu'une vidéo est dès à présent disponible sur internet. Il faut la partager au maximum.

L'assemblée prend fin. Il est 19h.

Recueil des propositions[modifier | modifier le wikicode]

Celles-ci ont été classifiées pour une meilleure lecture.

Revendications sur le système politique actuel :

- Reconnaissance du vote blanc (il existe une pétition en ligne - 218 000 signatures)

- Retrait de l’amendement rétrécissant les délais de prescription pour les délits financiers des parlementaires.

- Vote d'une loi citoyenne de transparence : à partir du moment où les élus reçoivent des crédits pour mener leurs combats, ils doivent justifier leurs dépenses et les publier en ligne sur un site.

- Retrait de la loi dite de "sécurité publique".

- Récupération de l’argent pour financer l’accessibilité complète en langue des signes Power LSF.

que la corruption soit une mesure essentielle dans la campagne

- Démission de Jean-Jacques Urvoas, Ministre de la Justice.

- Désistement de Fillon à l'élection présidentielle ; Fillon et les autres qui sont mouillés dans des affaires de corruption doivent être écartés des affaires publiques.

- Légalisation du cannabis

-Fusion du Sénat avec le Conseil économique, social et environnemental (CESE) ; y faire siéger des citoyens tirés au sort

Pour le contrôle de la classe politico-économique dirigeante actuelle :

- Diviser par trois le nombre de députés ; que leurs salaires soient revus à la baisse et que ceux qui veulent des sous touchent plutôt des primes d'assiduité.

- Une loi citoyenne de transparence : à partir du moment où les élus reçoivent des crédits pour mener leurs combats, ils doivent justifier leurs dépenses et les publier en ligne sur un site. Ainsi, chaque citoyen pourra vérifier la manière dont son élu dépense les deniers publics.

- Que tout élu condamné par la justice soit inéligible à vie. Lorsque des sommes sont détournées et cachées à l'étranger, elles doivent êtres remboursées au triple.

- Qu'il soit interdit aux élus d'engager des membres de leur famille.

- Les dépenses des députés doivent être fait sur justificatif et non au forfait.

Pour plus de justice sociale :

- Plafonnement des revenus : quatre fois le revenu minimum qui doit être de 1500 euros ; le maximum à 5000 euros. Augmentation des salaires de 800 à 1000 euros.

- Abolition de l'héritage.

Pour une autre organisation de la société :

- Instauration immédiate de la démocratie dans les entreprises.

- Licenciement collectif de toute la classe politico-économique actuelle.

- Mise en place d'une "parité sociale" dans la 6ème République : tirer au sort parmi un panel de volontaires des citoyens et, parmi ces représentants, toutes les classes de salaires devront être représentées. Pendant leurs mandats, ils ne seront pas rémunérés en tant qu'élus, mais continueront à recevoir le salaire qu'ils avaient durant la vie civile.

- Voter directement nos propres lois et pas désigner des maîtres pour voter nos lois.

la révocabilité des élus, le mandat impératif des élus ;

- Fin de cette fausse démocratie représentative et son remplacement par une démocratie directe

- Décider dans nos assemblées, comme aujourd'hui, multiplier ces assemblées, coordonner ces assemblées, construire une république des assemblées, des conseils de travailleurs, des conseils d'habitants avec des élus mandatés et révocables.

- Ecrire nous même notre constitution avec transparence, révocabilité et observatoire des élus : utiliser l'outil du tirage au sort avec des procédures de débat, de contrôle, de transparence, de formation…

- Gouvernement par Assemblées locales à échelle humaine.

Actions/initiatives à organiser/mener :

- Tenir une réunion ayant pour but d'organiser une marche sur l'Assemblée Nationale en semaine.

- Faire émerger des jurys citoyens

- Lancer une opération de violence symbolique : "un avion pour les Fillon" : quête publique pour payer aux Fillon un billet d'avion pour la Russie.

- Chacun.e se confectionne un bout de tissu blanc et de le porter au bras droit pour manifester son indignation et sa volonté de vivre dans la paix, l'harmonie et le respect des valeurs de la République : liberté, égalité, fraternité.

- Prendre exemple sur la Roumanie, adopter le drapeau roumain, le porter quotidiennement.

- Mettre la pression à la justice : manifester devant le Ministère et tous les palais de justice.

- Se renseigner sur : Les nouveaux chiens de garde, l'Islande, la loi économique Rotschild de 1973.

- Pétition qui s’appellerait Elections Non Merci : Exigeons de l’Etat qu’il mette à notre service les moyens de mettre en place des Etats généraux pour créer un système politique transparent, avec des vrais systèmes anti-corruption, contrôle citoyen et tirage au sort

- Référendum d’initiative partagée www.RDP-Confiance.fr

- Construire un "décodex inversé" pour déconstruire les mensonges du pouvoir.

- Se prendre en photo de dos sur un fond blanc, l'envoyer sur le site http://23avril2017.net/ et l'imprimer pour aller la coller sur les affiches électorales.

- Diffuser des "modes d'emplois" pour monter des inventaires de la corruption département par département.

- Appel à balayer spirituellement devant sa porte dans le combat.

- Lancer une mobilisation européenne contre la corruption.

- Se positionner contre le CETA (contre l’irresponsabilité environnementale et économique que ça implique)

- Appel à une nouvelle nuit du 4 Août : mettre un bulletin dans l’urne demandant une nuit du 4 Aout

- Ne pas liker les pages des boîtes qui ne payent pas d'impôt en France (genre Macdo).

- Se comporter en "consommacteurs".

- Prendre l'Assemblée Nationale pour abolir les privilèges des élus/la transformer en Assemblée Populaire.

Pour massifier le mouvement :

- Former un comité de mobilisation : une équipe de gens qui souhaiteraient créer et gérer la suite du mouvement. Par exemple : une page internet avec un agenda, les compte-rendu d'action, de discussion. Gérer les dépôts de déclaration pour les AG, l'ordre du jour des AG, les relations avec la presse…

- Créer une page sur Facebook, indépendamment des rencontres syndicales et autres organisations, intitulée "pour une marche sur l'Assemblée Nationale, contre la corruption."

- Se retrouver chaque dimanche sur les places publiques.

- Rejoindre les luttes en cours dans les quartiers populaire et ne pas se taire devant ce qui est arrivé à Théo et d'autres. Créer ainsi une union entre les précaires, les banlieues et les classes moyennes.

Dates proposées :

Mardi 21 février : rassemblement le soir pour préparer collectivement l'ordre du jour du bureau de l'Assemblée Nationale du mercredi matin : transparence sur les indemnités, révocabilité des élus, transparence sur les clients pour ceux qui sont en conflit d'intérêt.

Samedi 25 février 13 h: réunion pour discuter des propositions sur la démocratie à la bourse du travail.

Samedi 25 février 15h : nouveau rassemblement à République contre la corruption. Dimanche 26 février à 15h : manifestation à République "nos droits contre leurs privilèges"

Mercredi 1er Mars : Marche vers l’Assemblée Nationale 14h contre la corruption (à confirmer)

Mercredi 8 mars : manifestation/marche/action contre la corruption (a discuter lors de la prochaine assemblée)

Dimanche 19 mars : grande marche pour la justice et la dignité 14h à Nation.

31-32-33 mars : week-end national Nuit Debout et Fête de l'Engagement le 1er avril sur la place de la République.

Samedi 29 avril : marche mondiale pour la légalisation du cannabis à 14h à Bastille.