Bienvenue sur le wiki de Nuit debout, nous sommes le 1054 mars.




Villes/Paris/Auteurs/CR/46 mars

De NuitDebout
< Villes‎ | Paris‎ | Auteurs
Aller à : navigation, rechercher

Commission Auteurs debout - Place de la république - Commission 1, du 46 mars

Modératrice : Cécile - Secrétaire : Léa

Ces prises de notes sont les propos tels qu’ils ont été entendus et retranscrits. Ils n’ont pas d’autres valeurs que d’être des retranscriptions de ce temps de parole.


Présentation de cette initiative

Cécile est photographe

Dans la volonté de se rassembler en tant qu’auteurs car :

- nous sommes tous isolés et précaires - lassée d’expliquer à ses proches notre situation, fonctionnements et statuts

- en ce moment grande actualité au niveau des lois qui vont nous impacter très fortement.

Nuit debout permet :

- une interface entre auteurs

- une plus grande visibilité de notre situation vis-à-vis du grand public



Prise de parole (PdP) 1

- nous devons interroger la définition « d’auteur » = compliqué de savoir qui se définit comme tel

- comment pouvons nous faire de la création une action libre du capitalisme, sans être dépendante du pognon, du mécénat, etc. ?

PdP2, auteure

Elle pense le contraire de PdP1 : nous ne devons pas faire de division entre les auteurs.

> Elle est « auteure » depuis 4 ans et ce statut lui complexifie la vie plus qu’autre chose.

- Les intermittents luttent pour leur statut car ce statut leur est avantageux, pas nous.

- Nous devons tout remettre à plat dans notre statut.


PdP3, intermittent

Il intervient pour informer de dynamiques sur la place République :

- Il y a beaucoup d’activités artistiques sur place

- Nous sommes nombreux à vouloir créer un groupe de discussion numérique entre nous qui sommes sur la place République mais avec ceux qui sont ailleurs aussi.

// aller voir le site de media center sur Télégram


PdP4

Il existe des documents et des associations qui peuvent nous aider comme la charte des illustrateurs, le SNAP BD, etc.


PdP5, graveur illustrateur

Nous avons intérêt à nous rapprocher des intermittents afin d’étendre les personnes concernées et renforcer le poids de cette lutte.


PdP6

Il existe une différence fondamentale entre les intermittents = salariés et les artistes auteurs = sans employeurs.

/ Protestations dans la commission : l’absence d’employeur pour les auteurs n’est pas un sentiment partagé de tous. /


PdP7

Les intermittents ont un travail quantifiable, nous non. De plus, c’est un statut qui est en train de sombrer. Il serait dommage de ne pas en profiter pour créer quelque chose de neuf.


PdP8, autrice BD

- Au-delà de nos problèmes divers nous avons un souci majeur qui est celui de la quasi-gratuité de notre travail. Justifiée car nous avons des métiers dits « passion ».

Elle rappelle que Glénat fait notamment partie des évadés des panama papers.

- Le problème est d’autant plus marqué pour les artistes plasticiens qui sont constamment mal payés, quelques soient les sacrifices réalisés.


PdP9

En opposition avec le statut d’intermittent comme il est à l’heure d’aujourd’hui

> c’est un statut qui va mal et nous pouvons faire quelques chose d’intelligent en partant de cette base.


PdP10

2 sujets :

- notre position en tant qu’auteurs et la position de l’art dans la société

- les coopératives (SCOP, coopératives d’activités, …) pourraient être une solution pour les auteurs.


PdP11, graphiste dans une société d’auteurs

Nous avons des statuts avec des variations fiscales, mais nous nous retrouvons tous sous le droit d’auteur > nous devons aller dans les sociétés d’auteurs, se rassembler et faire valoir nos droits.


PdP12

Il rappelle l’activité d’un squat de Montreuil ou des actions pacifiques en groupe (type sittings devant la CAF) permettaient d’agir en force et de faire valoir nos droits. ➢ Nous devons agir tranquillement tous ensemble pour faire valoir nos droits.


PdP13, plasticienne

- Il n’y a que les fonctionnaires qui ont un statut en tant que tel au final.

- Nous avons un droit d’auteur mais aussi des droits sociaux.

- Nous avons des dispositions légales et fiscales, il y a des choses à améliorer mais avant cela nous devons déjà connaître ces dispositifs en place.


PdP14

- complexité de nos déclarations - les auteurs de l’image ont une situation plus complexe que ceux de l’écrit pour faire valoir leurs droits.


Point technique Il existe deux sociétés d’auteurs : la SAIF et l’ADAGP Il est impossible de récupérer nos droits si nous ne sommes pas enregistrés ➢ nécessité de lutter tous ensemble et devons notamment soutenir le combat de la SAIF pour faire valoir nos droits.


PdP15 Autre soucis dont nous n’avons pas encore parlé : la retrait et le RAAP avec notamment la retenue d’un mois de revenu.


PdP16 Elle a été choquée d’entendre au salon du livre que le secteur se portait bien grâce aux auteurs au regard du traitement qui leur est réservé.


PdP17 Plusieurs axes : - nous avons déjà des espaces de partage de nos informations sur les réseaux sociaux notamment (groupes comme : je suis artiste auteur et j’ai mal au cul), syndicats, sociétés d’auteurs, etc. - quelle est notre relation au travail et à ceux qui nous payent notre travail ? ➢ doit-on accepter l’existant ou aller plus loin en remettant en cause totalement notre fonctionnement ?


PdP18 Il faut aller plus loin et ne pas se focaliser que sur un type d’artistes-auteurs ou de diffuseur. Nous avons les mêmes soucis que nous soyons écrivain ou artiste. Le problème central est le partage économique de la valeur que nous créons. On rapporte beaucoup aux autres mais on crève la gueule ouverte. Nous sommes faibles et cet abus de faiblesse est la cause de nos soucis.


PdP19 Est d’accord avec ce constat. Nous devons avoir une nouvelle vision de notre société et de notre rapport au temps. Nous devons proposer quelque chose sur cette relation au temps.


PdP20 Il rappelle qu’il n’y a pas d’argent dans l’édition malgré nos croyances. Dans le marché du livre, les marges sont très restreintes.


PdP21 Nous pouvons penser à d’autres modèles. Dans le cadre de ce mouvement nous pouvons apporter une contribution à notre société, il ne faut pas travailler que sur de l’immédiat mais être plus larges et plus amples.


PdP22 Il est bien de faire connaître au grand public la façon dont nous vivons et sommes payés. Pourquoi pas faire des entretiens de plusieurs d’entre nous pour réaliser des portraits et créer quelque chose de communautaire.


PdP23 Concernant les témoignages // aller voir « on vaut mieux que ça » qui ont outils permettant la diffusion de ces témoignages.


Modératrice

// le #auteursdebout est aussi un outil à s’approprier


PdP24

Nous avons actuellement une très grande diversité d’esthétiques et simultanément une souffrance très importante due à la disparité de nos situations économiques.

PdP25

Les artistes sont invités de partout mais les ventes se font uniquement en galerie avec une marge de 50 à 90% des ventes de la part des galeries.


PdP26

// aller voir les modèles québécois avec les grilles de tarifs minimum de droits de présentation publique. Cette obligation existe en France mais elle n’est pas appliquée


PdP27

Qui de la sortie des écoles où on ne nous forme pas à nous vendre ni à savoir comment faire. ➢ nécessaire que les écoles intègrent une formation juridique plus conséquente.


Pdp28

Cette formation doit aussi se réaliser dans les écoles d’arts appliqués


PdP29

Les sociétés d’auteurs tentent de faire ça da s les écoles. A chaque fois elles sont très bien accueillies par les enseignants et les étudiants. Tous sont demandeurs.


PdP30

- Il y a un problème de syndicats : il existe peu de syndicats d’auteurs

- Nous devons aussi mieux définir nos revendications comme le chômage.

Problème avec ceux qui considèrent que nous avons un temps de travail comptabilisables et qui pensent notre activité avec la notion d’employeur.


PdP31

- Etre payé à l’heure va diviser les auteurs > il y a une nécessité de refonte complète du statut d’auteur.

- Cette commission devrait être permanente > prise de décision d’un rendez-vous régulier qui sera notamment communiqué sur facebook


PdP32

Dans les écoles existe actuellement une relation de concurrence alors que nous devrions déjà être fédérés

// aller voir le code déontologie des galeries d’art qui comporte beaucoup de soucis comme le non-partage des informations relatives aux acheteurs de la part des galeries


Point technique

Il existe une formation continue pour les artistes auteurs sur laquelle elle travaille en ce moment pour qu’il y ait des droits qui ne soient plus ouverts en fonction des entrées financières des artistes auteurs.

Nous sommes tous d’accords sur la nécessité de formations continues pour tous.


'PdP34

Pour se réunir, plusieurs méthodes :

• groupe Auteurs debout sur facebook

• twitter avec le hashtag #auteursdebout

• dynamique sur la place de la république

• application mobile télépgram

• mailing list en cours de réalisation


PdP35

Facebook est un outil de communication qui peut être critiqué.


PdP36

Il est dans le spectacle vivant.

Dans le spectacle vivant nous avons un temps de rencontres où chacun apporte ses compétences et expériences. Rendez-vous mensuels à la Sirène.

➢ il faut que nous profitions des expertises de chacun afin d’atteindre une expertise collective.

PdP37

Proposition de réaliser des ateliers d’éducation populaire à Nuit Debout


PdP38

Nous pouvons être dans des régimes très différents (MDA, Agessa, au black, …)

➢ devons nous défendre l’existant qui est mauvais ? Il faudrait que nous cotisions tous dans un seul espace.


PdP39

Il existe des tarifications de base pour les interventions de dessinateurs dans le secteur scolaire.


PdP40

La question de la tarification minimale est un sujet commun. Cette tarification n’est pas généralisée à l’ensemble de nos activités.


PdP41

- Nous sommes tous réunis sous le droit d’auteur.

- Pour que nous ayons un poids politique nous devons profiter de Nuit debout, nous réunir tous sous ce droit d’auteur.

// aller voir 1000journéesenlettres > pad existant, le lien sera communiqué sur facebook


PdP41

La charte d’auteur jeunesse est un thème qui reviendra souvent. Mais soyons vigilants car certaines activités ne sont pas encore considérées comme devant être rémunérées alors qu’elles font partie du travail (promotion d’un ouvrage pour exemple)

➢ aller voir la commission économique de Nuit debout sur ce point


PdP42

- Ce sont souvent les auteurs morts qui génèrent le plus de fonds, ce qui est un soucis.

- Dans le cinéma, une part revient au CNC qui est redistribuée aux professionnels vivants


PdP43

Important : réfléchir à notre temps de travail, celui-ci ne se limite pas à notre temps de production


PdP44

Comment pouvons-nous participer à ce mouvement Nuit debout en tant qu’auteurs ?

➢ elle réalise notamment des « pépites d’AG », c’est une façon d’intéresser le grand public à ce qui se passe sur la place. En tant qu’auteurs nous avons les compétences pour toucher les publics.


PdP45

Lui n’est pas auteur

Nous avons besoin de pédagogie vis à vis de ceux qui ne connaissent pas Nuit Debout

➢ aller voir la commission sémantique ou encore communication, TV debout et périscope


//Prochain rendez-vous jeudi 22 avril à 20.00//