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Villes/Paris/Auteurs/CR/53 mars

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J'espère avoir noté l'essentiel. J'ai peur d'avoir confondu des noms, alors n'hésitez pas à modifier.

Assemblée du jeudi 21 avril – 18H

Cécile a d’abord rappelé l’historique du groupe et son but : l’entraide entre les auteurs issus de différents domaines artistiques (est auteur tout individu qui produit une œuvre) et faire connaître les difficultés qu’ils rencontrent auprès du grand public. Le texte/ manifeste des auteurs debout a d’ailleurs été rédigé en réponse à un article prétendant que la culture était absente de Nuit debout.

La commission Auteurs debout possède un wiki : https://wiki.nuitdebout.fr/wiki/Villes/Paris/Auteurs. Sur lequel les comptes-rendus sont en ligne, ainsi qu’un tchat : tout est indiqué sur la page wiki.

Ordre du jour :

  • Cécile ne peut gérer le groupe seule et fait appel à des bonnes volontés pour notamment modérer la mailing-list.
  • Comment organise-t-on le groupe ?
  • Est-ce qu’on décide de traiter une thématique à chaque fois ?

Carole se présente : chartiste, elle est ici parce qu’elle a envie d’une autre Charte.

Benjamin pense qu’on devrait utiliser nos talents créatifs pour diffuser des infos autour du mouvement.

Claire : parle d’un engagement général.

Bruno : graphiste, pense qu’il est essentiel d’avoir une parole collective et qu’il faut se regrouper pour défendre nos professions, trouver des solutions communes.

Un étudiant en socio est là en observateur.

Mathieu, auteur de BD, a lu le manifeste et pense qu’il résume bien la situation mais ne propose rien en termes d’action. Il faut qu’il y ait des actions à l’extérieur et visibles : expos, lectures, dessins, etc.

Jeanne : autrice de BD, membre du collectif des autrices de bd contre le sexisme et du SNAC pense qu’il faut travailler avec l’existant (syndicats). Ici, on réfléchit à d’autres solutions. Pas d’accord avec Bruno. Il faut mettre en commun nos expériences et sortir du corporatisme. Faire prendre conscience aux gens que nous, on la subit déjà la loi El Khomri et que c’est ce qui les guette.

Julie : autrice de BD, membre du collectif des autrices de bd contre le sexisme dit qu’il faut penser à un plan de bataille et à comment foutre le bordel.

Galiane ( ?) : autrice et musicienne, dit qu’il faut remettre l’art et l’enseignement artistique au centre de l’éducation, qu’aujourd’hui c’est complètement mis de côté, écarté, qu’on décourage les enfants dès qu’ils veulent se tourner vers une profession artistique.

Fabien : auteur et scénariste, chartiste, regrette le manque de solidarité entre auteurs et pense qu’il faut créer du lien et faire émerger des idées nouvelles.

Charlotte : autrice et scénariste, membre de la charte et du collectif des autrices de bd contre le sexisme, est d’accord avec Fabien pour ce qui est du manque de solidarité, pense que nos mots, nos arts sont des armes et qu’il faut s’en servir.

Cécile : il faut parvenir à se changer soi-même. Un axe important : nous subissons une loi El Khomri avant l’heure et c’est ce dont doivent prendre conscience les gens. Elle regrette que nous soyons si peu et espère que de ces réunions surgira plus de solidarité et de quoi « foutre le bordel ». Évoque l’amendement sur la création et celui, voté dans maintenant 5 jours qui permettrait d’étendre aux associations loi 1901 la possibilité d’utiliser des œuvres (utilisation possible par partis politiques)

Gaspard : auteur BD, trouve intéressant ce mouvement et important pour notre démocratie, et que le combat des métiers d’arts est bénéfique à notre société. Il faut qu’on puisse vivre correctement de notre travail, qu’on puisse aussi se réunir pour faire bouger les choses.

Julie : il faut pouvoir ouvrir ce mouvement à la province. Rappelle la mauvaise expérience du RAAP : personne ne s’est mobilisé, les auteurs ne se sont pas investis et c’est passé. Dès qu’il y a action collective, plus personne. Il faudrait arriver à faire des blocages, des actions coup de poing.

Cécile : parle de la grève du 28.

Marc-Antoine : auteur de BD et membre du SNAC bd, parle de se regrouper avec les syndicats comme le SDNAC BD (idées pareille que Fakir) avec une banderole sans étiquette politique, mais quand ? Deux axes : 28 avril (militant) ou 1 mai (symbolique)

La banderole : Carole propose de la réaliser elle-même, contre l’idée d’un pot commun. il est aussi rappelé que la logistique de Nuit debout peut fournir des fonds si on a besoin de ça pour créer bannières et ci. Il suffit en gros de demander.

Choix du 28 avril ou du premier mai : votes à main levée, et finalement possibilité évoquée de participer à tout pour ceux qui sont là.

D’autres éléments se dégagent des discussions : les auteurs et les grèves. Cécile fait remarquer que nos professions nous interdisent les grèves : quand on ne travaille pas, on ne bouffe pas. Les jours de congé, les vacances, la grève, ce sont des choses qu’on met entre parenthèses, parce qu’on n’a pas le choix. Rapprochement avec la loi El Khomri et ce qui attend les autres. Il y a d’autres moyens de protester.

Mathieu propose les manifs sauvages.

Carole dit qu’elle fait des grèves de signature sur les salons. On peut aussi sensibiliser les gens lors d’atelier ou d’interventions.

Artiste/ interprète indépendant (pas retenu le prénom) : évoque les grèves de 2003 qui se sont transformées en non-grèves, les artistes ont surjoué, été partout pour faire entendre leurs voix (lien : acrimed http://www.acrimed.org/-Le-mouvement-des-intermittents-du-spectacle-). Une solution ?

Fabien rappelle que le #Auteursdebout est un moyen de faire entendre sa voix. Il faut exister, se faire entendre et voir.

Intervention d’un blogueur, qui pense que le mouvement ne sert à rien, parce que les auteurs n’ont aucun poids. (POST réunion : les youtubeurs ont quand même réussi à mobiliser énormément de monde avec #OnVautMieuxQueCa. Idée : utiliser la même chose ?)

Cécile et Sarah (D.A.G.P) font le point sur les deux amendements :

  • La loi création : en fait, quand les moteurs de recherche type google utilisent des images, pour l’instant, les auteurs ne touchent rien. Or, si l’amendement est adopté, google et consorts devront reverser un de droits aux auteurs des images. Cet amendement a été voté par le sénat. Et rejeté par l’assemblée. Il est reproposé dans 1 mois. S’il passe, ce serait une énorme avancée pour les auteurs… Il faut se bouger d’ici là.
  • L’amendement sur l’utilisation des œuvres : il s’agit d’étendre la libre utilisation des œuvres aux associations loi 1901. Aujourd’hui, quand un parti politique décide d’utiliser l’une de nos œuvres, il est obligé de demander ou on peut l’attaquer en justice. Si l’amendement passe, les auteurs n’auront plus ce recours, ce droit de regard sur leurs œuvres. En gros, le FN pourra tout à fait utiliser impunément une image, voire un extrait de texte, sans risque de procès. Le souci ? L’amendement est voté la semaine prochaine. Trouver des solutions rapides d’ici là. En parler aux autres commissions Nuit debout ? Créer une pétition ? Faire pression, parce que nos professions, nos droits sont en train d’être rongées morceau par morceau. Il faut se serrer les coudes et se battre.

Mise au point : un auteur est un individu qui produit une œuvre. Un auteur peut donc être : écrivain, photographe, compositeur, etc.

Nos métiers nous mettent d’une certaine façon à l’avant-garde de ce qui est en train de se jouer aujourd’hui avec la loi El Khomri. Il faut le faire savoir. Et faire entendre nos voix.

La prochaine réunion est fixée pour ce dimanche 24 avril à 18H, même endroit.