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Villes/Paris/Education/CR/24 avril

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Compte rendu commission éducation nuit debout[modifier | modifier le wikicode]

Date : 24 Avril 2016

15h30 (fiche contacts des personnes présentes/ fiche contacts pour action du 10 mai)

Points techniques : outils informatiques[modifier | modifier le wikicode]

  • Site internet : travail participatif des groupes

Formats PAD : rédaction collaborative Listes collaboratives : s’inscrire sur des objets précis « Lumio » : vote avec commentaires Page d’actualité Newsletter Sur chaque page : volet publique/volet privé Chat ? Liste de discussion > passée en liste de diffusion Proposition : réserver une partie « forum » sur le site : « discussion libre » 40 personnes suivent le site

  • Débats sur les pages privées :
    • Arguments contre = pb accessibilité du travail au public
    • Arguments pour = permet l’autonomie des groupes/ empêche le sabotage/permet de ne pas « griller » les actions.
    • Solutions proposées :
      • Mettre « page publique » par défaut / déterminer par la suite, celles qui sont privées
      • Chaque groupe choisit
      • Mettre des liens vers les actions privées
  • Problèmes soulevés et solutions proposées :
    • améliorer la lisibilité du site
    • supprimer les informations caduques au fur et à mesure
    • si problème rencontré > envoyer un mail à l’administrateur
  • Propositions :
    • choisir UN interlocuteur par groupe > communication avec l’administrateur du site =OK
    • les décisions prises pour le site :
    • Décisions dans les groupes = décisions en réunion de groupe ?
    • Décisions sur le site en général = décisions prises en commission

Tous le monde est d'accord avec les points mentionés ci-dessus.

  • Les groupes de la commission EDUCATION
    • Action
    • Témoignages
    • Enfant
    • Monde des pédagogies
    • Rédaction manifeste court
    • Livre blanc
    • Coordination
  • Proposition : groupe convergence des luttes en relation avec les mobilisations de parents d’élèves, du personnel… > // groupe action

Compte-rendu de chaque groupe[modifier | modifier le wikicode]

Groupe action[modifier | modifier le wikicode]

Monter des actions concrètes pour dénoncer les problèmes contemporains dans l’éducation

(Pas grand-chose pour le moment)


Groupe manifeste court[modifier | modifier le wikicode]

Rédiger un manifeste court et lisible, d’une page, diffusé par un média. En une page, résumer les revendications sur l’éducation à Nuit Debout.

(Pour le moment, seuls 2 personnes ont participé au PAD)

Idée : présenter un brouillon pour le mettre en discussion/ une base de travail.

Q° > lien avec les autres Nuit debout ?

R = proposer la signature du manifeste.

Q° > comment résumer en une page ? pbk

R = se centrer sur l’essentiel > efficacité de communication

PBK mot « manifeste » = texte théorique ? pratique ? philosophique ? idéologique ? liste de revendications ?



Groupe témoignage[modifier | modifier le wikicode]

Recueillir des témoignages sur l’éducation (pratiques)

Création d’un sous-groupe « plaisir d’apprendre » > témoignages de bons contacts avec l’école, de choses qui ont marché > rattacher ce sous-groupe au groupe « témoignage » + ajouter les témoignages de dysfonctionnement.

Créer un TRACT pour proposer d’écrire/envoyer un témoignage par mail.

Q° > Quelle mise en valeur de ces témoignages ? Qu’est-ce qu’on en fait ?

S = placarder sur la place ? Charte de l’école « qui marche » ?

Proposition : lien avec le « groupe enfant » afin d’avoir des témoignages d’enfants.

Point Technique : créer une page internet déconnectée de Nuit debout (politisée) pour les témoignages > débat > non.

Proposition : faire des vidéos-témoignages

Débat :

Oui = très efficace

Non = trop de vidéos > difficile gestion / pb diffusion publique en image d’une expérience personnelle (perte crédibilité prof, reconnaissance d’un prof ou d’une situation décrite…)

S = vidéos ou texte au choix/ bande son (résoudre le pb de l’image/reconnaissance)


Groupe monde des pédagogies[modifier | modifier le wikicode]

Faire connaître et dialoguer les différentes pédagogies / pédagogies alternatives

Réunions le jeudi à 18h30

Dernière réunion : faire venir parler des intervenants

Interventions 2 jours par semaines (le mercredi et le samedi)

Mercredi prochain : (ISEM) – mouvement Frenet

Deuxième intervention : pédagogique institutionnelle

Autre : GFEN, Fespi, autres…

Travailler sur un thème par semaine

Thème 1 = lien école-famille

Thème 2 = formation enseignants

Proposition : filmer les interventions > archives / travailler avec documentaristes-debouts (rechercher des contacts techniques) = OK

Finalité du projet > éditer une brochure + agir sur les institutions > intégrer ces réflexions dans les centres de formation

Idée > mettre les vidéos des interventions sur youtube > outil ++

Idée > S’inspirer/ travailler avec le site « Question de classe » (revue « N’autre école ») = site participatif.


Groupe livre blanc[modifier | modifier le wikicode]

Tentative de réflexion structurée sur l’école

  • Structure :
    • Etat des lieux (l’éducation aujourd’hui/ point historique)
    • Etude d’alternatives (systèmes déjà actifs ou autres propositions)
    • Inventer un système différent
    • Alternatives à l’école (école à domicile…)


PAD > rédaction participative

Pas de groupe ayant réellement commencé ce travail > recherche de personnes (une référente = Agnès)


Q° > lien entre le groupe manifeste court et le group livre blanc ?

  • DEBATS :
    • projet exhaustif, long, compliqué à mettre en place ; il existe déjà des ouvrages universitaires
    • pour écrire un manifeste court on a besoin d’un travail de fond que permet ce livre blanc
    • recherche d’une structure intermédiaire plus fluide et simple (ex : livre-blanc « forum » participatif par chapitre / convertir le livre blanc en journal / mettre en page d’accueil du site des interventions construites)
    • clivages sur les sujets > laisser apparaître les questions / rendre public le débat / proposer un espace de commentaire sur le site
    • L’ambition politique de Nuit debout > besoin d’un manifeste long
    • Discuter un point du livre blanc à chaque réunion
    • Partir de l’enfant, pas de l’institution / désaccord > éducation = question de moyens
    • PBK mot « manifeste » = texte théorique ? pratique ? philosophique ? idéologique ? liste de revendications ?
    • Différenciation « manifeste court » / « livre blanc » :
    • Manifeste court = transformer l’école telle qu’elle est aujourd’hui
    • Livre blanc = transformer le système

Action du 10 MAI (2016)[modifier | modifier le wikicode]

Action qui vient de Nuit Debout Toulouse : continuité du mouvement dans les écoles / enfants qui resteraient debout toute la journée

[Aubervilliers > « rêve d’école », le 30 avril]

Q° nature de cette action > créer une nuit debout dans les écoles > commissions d’élèves au sein des établissements ?

Q° organisation de l’action > comment ? problèmes, questions:

  • Parents d’élèves libéraux contre / sentiment de prendre en otage leurs enfants
  • Impossibilité de passer par les syndicats : politique
  • Utiliser sa liberté pédagogique
  • Créer une journée type « journée des sports » > « journée citoyenne » ? dans le cadre des parcours citoyens (banaliser une journée ? demi-journée ?)
  • Parler entre collègues, avec les chefs
  • Obtenir des autorisations : parents, chefs…
  • Elèves volontaires pour se réunir et parler

Les discussions:

  • Il ne faut pas de syndicat, idée d'un réseau spontané sans couleur politique.
  • Un animateur : il est grève sauvage et dénonce la taylorisation des enfants, une école "mille vache". Il déplore l'impossibilité de dénonciation de ce phénomène à sein des syndicats.
  • Une professeure de collège, investi dans le futur collège polytechnique d'Aubervilliers : il existe plusieurs piste pour la réalisation de cette journée, il faut voir comment on se passe de syndicat ou bien comment le faire s'il on passe par eux.
  • Point technique : Est-il possible de faire grève en faisant classe quid de la responsabilité du profs envers ses élèves. A priori il est possible de faire grève tout en continuant à exercer.
  • pose la question du problème politique, du côté "gauchiste" des nuits debout qui posent problèmes vis-à-vis des élèves et de leurs parents.
  • Proposition de voter la question
  • Le projet n'est pas mûre, à qui s'adresse-t-on, aux parents, collégiens, lycéens, la cible implique une réflexion très différentes


Ordre du jours libre[modifier | modifier le wikicode]

  • Un participant a une idée et souhaiterait proposer un groupe de réflexion sur la morale urbaine pour la prochaine séance
  • Les points proposés :
    • Quelles liens avec le monde du travail -> école perçu comme une trieuse avec une forte injonction qui détermine le format et le contenu éducatifs
    • l'Ecole et les classes populaire, les urgences de l'éducation dans les milieux populaires :
    • Participation des élèves dans le mouvement
    • Rapprochement avec le groupe d'éducation populaire
    • la hiérarchie dans l'EN
    • Actions à St-Denis
    • Vie sans écoles
    • Différentes formes d'apprentissages
  • Les trois thèmes retenus :
    • Quelles liens avec le monde du travail
    • l'Ecole et les classes populaires
    • la Vie sans école
  • L'action à St-Denis : information et invitation pour participer à un mouvement tenu secret, rendez-vous 6h30 à la Gare du centre de St-Denis
  • Tout le monde s'entend pour dire qu'il n'existe pas de nécessité de rapprochement avec les autres commissions
  • On décide de faire des annonces à l'AG vis-à-vis des actions et des évènements à venir

Premier thème : Quelles liens avec le monde du travail[modifier | modifier le wikicode]

  • Idée de revoir le système pour imaginer une école qui dispenserait des savoirs libres à l'image de l'éducation populaire ouverte à tous, et d'un autre côté des centres de formations orientés dans la finalité serait de former les personnes à un travail salarié.
  • Tous les élèves ont la même intelligence mais dans les fait on trie par les échecs, les gamins sont triés au niveau du lycée en fonction de leurs échecs, il existe une hiérarchie de classe en fonction des matières et des différents bacs, il faudrait unifier les parcours, le même parcours pour tous.
  • La question de l'école c'est celle de la réalisation de l'employabilité du jeune. On néglige la connaissance du code du travail, il faudrait l'enseigner, qu'il connaisse ses droits. Quel est le dessein des jeunes, comment on guâte leur envie. L'employabilité impose la question d'être à l'heure, dans le sens de ne pas prendre de retard dans ses études pour réussir, avoir 14 ans en 3eme et 18 en terminal, etc... Il faut déconnecter l'école du système militaire et de l'employabilité.
  • L'Ecole est un système de tri qui pose problème dans la manière d'apporter les savoirs, on hiérarchise par le tri. Il faut lire Ken Robinson qui pose un changement de paradigme et dénonce le système éducatif qui tue l'imagination et la créativité des enfants. Mettre les enfants en classe d'age comme dans le système militaire empêche l'accès au monde du travail
  • L'Ecole orientée vers la professionnalisation alors que le désir de l'élève pour une profession n'est pas forcément donné par l'école. Les enfants essaient de coller au mieux leur désir avec les contenus données par l'école. Exemple d'une fille qui aimant les livres pensait devenir libraire car c'est la seule voie que l'école lui a proposé, elle est devenue soigneuse animalière, profession pas mise en avant par l'école alors qu'elle a toujours eu la passion des animaux.
  • Interrogation, est-ce qu'on veut que l'école ne soit pas impliquer dans l'orientation pour la professionnalisation. Il ne faut pas botter en touche cette responsabilité qui incombe à l'école aujourd'hui.
  • L'enseignement est codifié, faut il que l'école soit la même partout, il faut une diversité de projets éducatifs.
  • Cela déborde la seule question de l'éducation, c'est la question du choix de société, il faut une institution unique, il existe une importance à ce que tous passe par le même endroit sans pour autant passer par le même moule, il faut une institution unique pour tous suffisamment souple.
  • Pourquoi pas apprendre des choses inutiles tant que cela fait plaisir, il faut réinvestir le désir et le plaisir d'apprendre. Le travail est à l'opposer de cette vue là. Le cadre du travail est le même pour tous.
  • Les élèves sont très sensibles sur la question de la finalité de l'école. Ils sont à l'école pour faire ce qu'on leur dit de devenir. L'idée et le chemin du devenir sont très différents selon les origines sociales, se sera pour les classes populaires, juste avoir un travail.
  • Les enfants ont peur du chômage, il faudrait faire un rédaction commune avec d'autres commissions comme la commission économique ou du travail sur ce thème.
  • Dans le collège polytechnique expérimentale d'Aubervilliers, les savoirs théoriques ne sont pas opposés aux savoirs manuels, ils sont toujours associés, les mathématiques sont une occasion de faire un atelier de réparation de vélo, la chimie une occasion pour faire de la cuisine. Ce collège reste une école de l'institution, ce qui à pour conséquence aussi d'empêcher certaines choses comme la remise en question des hiérarchies en sein de l'école.
  • Quand il existe de façon générale qu'un seule sorte d'école, de pédagogie comment est-il possible de dépasser le problème de l'échec.

Deuxième thème : l'Ecole et les classes populaires, les urgences de l'éducation[modifier | modifier le wikicode]

  • Constat de l'existence d'une école des pauvres : manque de moyens, de profs et cela se manifeste par la colère de tous, élèves, parents, professeurs, des associations se forment comme les bonnets d'ânes à St Denis pour dénoncer l'abandon de l'état et la fabrication d'écoles des pauvres.
  • Les inégalités à l'école sont aussi celles qui y entrent par la vie qui existe autours de l'écolde. Certains gamins préfèrent rester à l'école plutôt que rentrer chez eux.
  • Les gamins dans ces quartiers difficiles n'ont que l'école, il n'existe aucune ouverture sur d'autre domaines culturels comme le théâtre, la difficulté est réelle il faut jusqu'à se démener pour financer l'achat de tickets de métro pour pouvoir les sortir du quartier. Il n y a pas que l'école, l'apport des richesses culturelles est de plus en plus en dehors de l'école. L'exemple des activités périscolaire est donnée, comparant celle d'une école du V ème (introduction à la philosophie par la collège de France) avec celles d'Aubervilliers (boxe et échec).
  • Une personne remarque que même si l'accès à la culture était facile, les enfants des quartiers difficiles n'en profiteraient pas car la culture est perçu comme étrangère et appartenant au riche. Il faut faire un travail pour effacé les connotations vis-à-vis de la culture. Il faut déconstruire le côté hiérarchique et stratifiée de l'école pour moduler ces représentations de sois et se battre contre l'autocensure.
  • Les enfants ont intégré une culture de l'échec dans ces quartiers pauvres, ils ont institué le fatalisme des choix restreints qui s'offrent à eux (la meilleur réussite accessible étant être dealer). Ils vivent dans un contexte culturel pauvre qui les empêche de penser qu'ils peuvent devenir avocats ou médecins. Pour tous ils existent une perception nette entre les 2 types d'école.
  • Il est relevé que les attentes en terme de réussite sont toujours moindre pour les filles que pour les garçons.
  • La culture n'a pas besoin d'être celle inaccessible, il ne devrait pas y avoir de problème pour l'adéquation de l'enseignement et de la culture des parents, il est possible de faire un travail intelligent et fin avec la culture des élèves et ne pas imposer la culture du programme scolaire.
  • Il est question de l'acceptation de la culture de tout à chacun et ne pas stigmatiser par la hiérarchie catégorielle culturelle (opéra vs boxe). Il faut donner la possibilité de faire un enseignement de qualité en valorisant la culture de chacun.
  • Une personne donne l'idée de faire apprendre les langues vivantes qui sont déjà présentent dans la classe.
  • Les inégalités sont accrues car il y a de moins en moins de moyens pour les associations et les éducateurs. Il faut scolariser au plus tôt pour réduire le plus les inégalités.
  • A propos de l'intelligence pour s'approprier la culture des élèves, une réagit en oposition : la question n'est pas là, il faut revoir l'approche, ils existent plusieurs intelligences, huit découvertes à ce jours. Il donne l'exemple de l'intelligence kinesthésique, et qu'il est possible aussi d'apprendre beaucoup de choses avec son corps.

Troisième thème : la vie sans écoles, l'école à la maison[modifier | modifier le wikicode]

  • Séance de questions réponses entre un couple, dont les enfants ne sont plus à l'école, et les autre personnes.
  • Les parents relèvent l'incohérence des contrôles, s'en suit des questions par rapport à leur nécessité évidente vis à vis de dérives sectaires et de mise en isolement des enfants.

Les contrôles au sein des familles ont tendance à imposer un mode d'instruction qui ne correspond pas au choix libre des parents, il est imposé de coller au programme scolaire ce qui ne relève pas d'une obligation en soi. Une personne relève l'exemple d'une fille qui ne va plus à l'école et qui est volée, il pose le problème de l'endoctrinement, il est noté par ailleurs que les parents sont libres dans les choix éducatifs et qu'il ne relève pas de l'état d'imposer des choix culturels et religieux aux enfants. Il est soulevé le problème de la pluralité des points de vues qui semblent se restreindre à ceux des parents, également l'appauvrissement des possibilités des rencontres qui peuvent changer les choix des enfants. La réponse apportée repose avant tout sur ce que les parents offrent à voir et faire à leurs enfants et souvent les parents sont investis pour offrir une grande diversité d'expériences sociales et de rencontres. La question d'imposer ce choix à ses enfants est également posée. Question de l'avenir des enfants pour lesquels il faut accorder une grande confiance dans les choix qu'ils vont faire. Il est précisé qu'il n'est pas question de généraliser et d'imposer cette pratique pour tous mais qu'elle doit être respectée. La question de l'avenir donné aux enfants débordent sur la question de la société dans laquelle on veut vivre et qu'il est précisément question de cela ici sur la place de la république.