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Villes/Paris/economie politique, débat économique, propositions économiques/CR/13 avril 2016

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CR du 13/04/206 pas algarra et sandra Sur les questions relatives au Travail:

- Allocations chômage

- Loi Travail/El Khomri

- Conditions de travail

Revenu Universel / Salaire à vie

Q: Qu’est-ce que le travail ?

R: Cela dépend sur quel plan on se base. Salarié? C’est très limitant, il y a tout le travail domestique, tout le travail d’éducation des enfants etc.. Le travail n’est pas que productif. Il existe la sphère de productive et la sphère reproductive, alimenté par l’état: Cela ne va pas en soit consommer de la richesse, on se retrouve dans une économie de services, par exemple ce qui comprend le travail domestique. Soit c’est une production de plus-value, soit cela ne l’est pas, C’est compris ou non dans le PIB.

C’est l’enjeu de redéfinir le travail que d’inclure aussi ces activités qui sont des activités à part entière, essentielles à la vie, dans ce que l’on appelle travail, et de légitimer tout un ensemble d’activité qui ne sont pas aujourd’hui considéré comme productives au sens capitaliste justement parce qu’elles ne valorisent pas un capital et qu’elle ne permettent pas de profitabilité au sens lucratif comme les activités artistiques et créatives, l’éducation, etc. Ces activités ont cependant des externalités sur le marchés, qui ne sont pas prises en compte par ces derniers, cela démontre les limites de ses propres termes à les valoriser. Il existe une ambivalence dans la considération du travail lorsqu’il est réalisé pour ses intérêts personnels (ou familiaux, de lien direct) ou pour autrui.

On peut considérer le travail comme répondant aux nécessités de la vie, ou comme oeuvre à développer ses facultés humaines, y prendre du plaisir, participer à l’épanouissement.

Q: Scepticisme concernant le revenu de base. (cf. Lenine: l’impérialisme est le status suprême du capitalisme) De 1989 à ce jour, le développement des entreprises mondialisées qui n’ont plus aucune concurrence entre elles, voir même en lutte face aux états c’est ce qui nous arrive avec par exemple le TAFTA, et que le principe de ce revenu de base soit utilisé par le grand capital et utilise ses effets pervers nous transformant en mouton de consommation. Avant les entreprises créaient la consommation, et là ce serait l’état qui alimente les finances des travailleurs pour qu’ils consomment, et donc financer l’économie menant à une réévaluation du travail. Le travail est souvent considéré comme une aliénation alors qu’il est aussi un élément émancipateur. La base du socialisme à été la demande du droit au travail, ce qui apparait essentiel. Cette pensée apparait perdue. Donc on en viendrait à la perte de la liberté « physique » de pouvoir accumuler de l’argent et de pouvoir le dépenser pour ne pas participer au système, alors que si l’on en reçoit directement on en devient dépendant des entreprises. Il y a aussi une dépendance intellectuelle: travailler pendant des années en tant que stagiaire, chercheur, les comédiens etc. qui ne seront pas considérés comme productifs car assimilés à des « loisirs ». Donc il y a une nécessité avant d’appliquer ce genre de réforme, un besoin de « déminer ».

Avant même de penser à un revenu quel qu’il soit, à définir la valeur symbolique du travail, et en ce sens savoir taxer le capital au moins à la même hauteur que le travail.

Le revenu de base ou le salaire à vie pourrait avoir des dérives capitalistes. Il apparait important de distinguer ces méthodes de revenus. Un exemple pour le salaire à vie, est d’abolir la propriété lucrative. Posséder un logement ou une entreprise ne doit pas permettre de s’enrichir sur le travail des autres.

De plus, à l’air de l’automatisation des tâches, il va y avoir de moins en moins de travail disponible alors que nous sommes toujours de plus en plus nombreux à devoir travailler nécessitant un contrôle des moyens pour que tout le monde ait accès aux ressources qui pourrait prendre d’autre formes que la monnaie.

Q: Concernant le revenu de base, on ne peut pas le prendre comme un revenu universel, cela va de pair avec un changement de valeurs, et il faut opérer une déconnection entre le travail et le salaire. Dans notre modèle on véhicule une illusion qui est que l’argent que l’on reçoit comme revenu est le fruit du travail, comme si l’on pouvait identifier la production d’un individu à la production de richesses ce qui est au niveau pratique et théorique complètement faux. Les inégalités de revenus sont avant fou des inégalités de pouvoir. Ceux qui ont les revenus les plus élevés sont ceux qui sont le mieux situés politiquement pour se les accaparer. Il faut donc envisager la démocratisation des principes de coopératives.

Avant de penser au revenu ou salaire, il faut distinguer le travail et emploi.

Dans les thinktanks, on s’amuse à faire de la valeur travail une valeur centrale et émancipatrice. Le débat entre les conservateurs et les progressistes sur la question, le débat sur la valeur de travail n’existe quasiment pas. La seule place ou on le retrouve c’est sur l’économie de la décroissance. Nous travaillons beaucoup plus de capitaux physiques et écologique que ce que les ressources limitées peuvent nous fournir. Il faut ménager un espace pour ceux qui ne peuvent pas travailler, ou qui veulent travailler de manière flexible - eut égard à l’utopie technologique du tout automatisé, porté par les industrie 2.0 qui n’ont d’intérêt qu’au profits. Il faut redonner du sens à la famille, la culture, aux l’activités qui permettent au citoyens - au regard de valeur morale - de vivre décemment. Quid de l’aliénation possible via les consommateurs?

Que chacun participe à sa manière à l’émancipation du capitalisme, ou chacun peut faire sa vie comme il le sens. Q:On propose d’élargir la conception du travail, que cela dépasse la valeur marchande. Est-ce que le salaire à vie ou le revenu de base sont capable de réaliser cela?

R: C’est une méthode mais cela n’est pas forcément la seule. Quand on parle travail on pense récompense financière, alors on va faire un salaire de base comme récompense financière alors qu’il faudra sortir de la sphère monétaire, ce n’est qu’un temps consacré à réaliser une tâche. Le salaire à vie permettrait une émancipation, en raison de la redéfinition inhérente du travail, car on est considéré comme des personne qui créent des richesses, sans avoir besoin de se monétiser de se valoriser financièrement. Il faudrait l’indexer à une échelle de valeurs. On s’obligerait alors à développer l’économie indépendamment de ce qui est monnayable.

Q: Comment on fait pour les métiers dits « indécents »?

R: Dans la théorie du salaire à vie, il est intégré que les métiers reconnus les plus dégradant soient valoriser par des échelons revalorisant, ou encore qu’on puisse les mutualiser avec un principe de rotation de participants, voir certains métiers voués à disparaitre. Une dimension à prendre en compte est l’automatisation qui peut arriver comme une vague, mais ne représente pas un problème à la mise en place d’un revenu de base ou d’un salaire à vie, puisque le débat et la lutte des « ludiste » (contre la robotisation), entre le capital et le travail disparaitra. Etre remplacé par une machine ne sera plus synonyme de perte de travail. Il est difficile de tout anticiper entre les propositions et ce qui existe déjà. De se poser, de qui va posséder, fabriquer ces nouveau outils d’automatisation.

Q:Est ce que cela nous fait sortir de la logique libérale et de la logique de consommation?

R: Tout dépends comment on consomme. La notion de consommation aujourd’hui est liée au capital qui détruit, donc on consomme. Comme la sous valorisation du travail, que l’on prend et que l’on jette, même si cela est un acte qui permet de vivre, il est complètement lié à la notion du capitalisme. Le corolaire du capitalisme est de faire en sorte que les gens consomment, et non pas que les gens vivent, parce que vivre ce n’est pas consommer, c’est utiliser des choses dont on a besoin. Donc la notion de consommateur est consubstantielle au capitalisme. Il faut se réapproprier ce que l’on désire produire, qu’on le pense dans un cycle, de la conception jusqu’au recyclage.

Q: Est-ce qu’aujourd’hui on peut réaliser cela au regard de la division du travail entre les entreprises et l’exernalisation du travail?

Q: Lorsque on est en difficultés financière, on est beaucoup plus sollicité comme consommateur alors que l’on n’en a pas les moyens. Pourquoi?

R: Dans un système qui nous pousse à consommer toujours plus et n’importe comment, en parallèle avec le salaire à vie, il permet de s’affranchir de ce système, dans la mesure ou on aboli la propriété lucrative en la remplaçant par la propriété d’usage (copropriétaire des moyens de production), et d’un autre coté, on mutualise la valeur ajouté afin de la redistribuer à l’ensemble des citoyens.

Q: Sur les coopératives

R: Le revenu universel est un moyen de se libérer, sans se libérer totalement de la nécessité. Et dans ces besoins fondamentaux, on est obligé d’intégrer des moyens de production non démocratiques, et donc de quelqu’un pour qui on est interchangeable. Il faut donc accéder à la démocratisation des moyens pour aller de paire la mise en oeuvre de ce système. De fait, le revenu universel libère la parole des travailleurs en raison de la sécurité apporté par ce revenu, et peuvent donc prendre parole dans les débats au sein de leurs entreprises, sans la menace du chômage et de la précarité.

Q: Qu’est-ce que le revenu universel?

R: Il est perçu une somme d’argent quoi qu’il arrive dans un même système économique (i.e. RSA amélioré,simpliste) Le salaire à vie suppose la suppression du marché du travail et de l’emploi (exploitation à valeur lucrative), quatre échelles de salaires afin de progresser en fonction de l’offre et de la demande.

Q: Depuis les années 70 le capital s’est accaparé la répartition des bénéfices. Est-ce que ce n’est pas quelque chose que nous pourrions demander dans les propositions afin d’obtenir cette redistribution égalitaire?

R: Il ne devrait pas exister de revenu du capital du tout. Actuellement on rémunère le capital, mais comment as-il été produit et acquis? En quoi est-ce légitime? Héritage? Banque? Exploitation du travailleur via l’investissement d’entreprise? On peut donc questionner sa légitimité.

Q: Il est difficile de comprendre comment ce genre de réforme (revenu/salaire) peut anéantir le rapport entre l’employeur et l’employé. Ne peut-on pas plutôt imaginer l’économie comme un réseau de coopératives, où chaque travailleurs serait aussi propriétaire, et créerait un nouveau marché des changes?

R: Le problème est que dans un système de concurrence international, si l’on augmente les charges des entreprises elles vont partir, donc si on ne change pas les structures globales, cela implique la mise au pas des entreprises et la levée de taxes et autres moyens systémiques et structurels. Si demain toute les coopératives sont détenues à parts égales par les travailleurs, rien ne protège l’auto-exploitation par la concurrence qui en découle sauf à mettre en place de nouvelles structures et méthodes afin de les protéger. Il faut sortir de la logique concurrentielle. L’économie de coopérative doit s’intégrer dans un système de protectionnisme social et économique. Cela marchera si l’on règle donc la concurrence internationale, et qu’on légifère d’un salaire minimum, d’un code du travail en rapport etc. Les associations coopératives actuelles sont mise en compétitions par les collectivité locale. Il faut régler le problème de ces groupes communautaire au travers de l’intégration et de territoires de valeurs.

Q: Sur le revenu de base, quels sont les type de revenus autorisés et/ou prohibés en terme de rémunération complémentaire au revenu de base?

R: Il y a des réponses dans l’histoire du communisme. Un autre aspects de la consommation est de réaliser des circuits courts. Proposition est faite de créer deux économies distinctes (monnaies locales). Cependant, les monnaies locales peuvent avoir des limitations d’échelles (dérégulation inhérentes au principe)

———————————————————————— Propositions de thèmes:

- La comptabilité nationale.

- Les impôts et taxations

- L’investissement

- Qualifier la valeur de ressources de base.

- Le libre échange et les alternatives.

-Ecologie et économie de marché (sur la convergence des commissions)

- Indicateurs des mesures de richesses