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Villes/Paris/economie politique, débat économique, propositions économiques/CR/3 juin 2016

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CR du 03/06/2016 thème : Chômage

Topo : le projet de renégociation des allocations chômage prévoit une baisse du taux (% du dernier salaire) et de la durée (nombre de mois d’allocations) de remplacement ainsi qu’une dégressivité dans le temps du taux de remplacement. De nombreux candidats à la présidentielle de 2017 prévoient le même type de « réformes ».

- Ces baisses de taux de remplacement après une certaine durée de chômage ont déjà été essayée en France dans les années 90 et ça ne fonctionne pas, ça ne crée pas d’emplois. Seuls les travailleurs « qualifiés » connaissaient une hausse de leur retour à l’emploi à l’approche de la baisse de leurs allocations car eux ont le choix de travailler ou non puisque la demande de travail existe sur leur marché du travail. Pour les autres, les non qualifiés, qui représentent la grande majorité des chômeurs cela n’avait aucun impact. Pire le taux de retour à l’emploi de ces personnes diminuait suite à la baisse de leurs allocations. Ce genre de réformes n’a qu’un effet : précariser et démotiver les « non qualifiés », sans parler des problèmes de santé et d’éducation que cela génère…

Quelle est la justification officielle alors de ce type de réformes ? On en a pas… sinon un projet idéologique qui va toujours dans le même sens : il faut baisser les salaires, réduire les conditions de travail… cela va toujours dans le même sens.

- On nous propose toujours l’Allemagne ou les pays nordiques, comme le Danemark en exemple, sauf que le Danemark c’est un mauvais exemple pour les libéraux puisque les taux de remplacement sont supérieurs à 80% du salaire et la durée de remplacement peut aller jusqu’à 42 mois. Seul l’accompagnement des chômeurs est différent

. - Et l’Allemagne non plus n’est pas un bon exemple dans ce cas là car la protection de l’emploi est supérieure en termes de droits du travail à la France en ce qui concerne les conditions de licenciement. Et la libéralisation du marché du travail n’a aucun lien avec la baisse du chômage, on a des tonnes d’études qui prouvent l’absence d’impact, la seule chose que cela permet aujourd’hui c’est d’augmenter les profits. Dire que la précarisation va augmenter l’emploi est une fausse idée car si les travailleurs sont inemployables le seul effet que cela a c’est d’augmenter les marges pour les entreprises.

- Pour moi le but c’est plutôt de prendre l’excuse d’un chômage élevé pour s’attaquer à l’ensemble des travailleurs puisque si l’on réduit les allocations chômage de nombreux chômeurs vont aller faire pression à la baisse sur les salaires en se déversant sur le marché du travail. Dés lors on peut reprendre Fanon qui disait à l’attention des minorités ethniques : « lorsque l’on parle des juifs, tendez l’oreille, on parle de vous ». Ici de la même manière on pourrait dire à l’attention des salariés qui ne se sentent pas visés par ce type de réformes : « lorsque l’on parle des assistés, des chômeurs…, tendez l’oreille, on parle de vous ». Pas seulement parce que tout le monde passera à long termes par une situation de chômage mais par effet de concurrence direct des chômeurs non indemnisés sur le salaire des travailleurs employés.

- Des études économiques n’arrivent pas, en plus, à démontrer que la hausse des salaires, comme le salaire minimum par exemple, ait un impact négatif en termes d’emploi. Puisque ce mode de production passe de crises d’offres à crises de demande le salaire minimum est un outil pour lutter contre le chômage dans certaines périodes. Il n’y a pas d’effet absolu de la hausse des salaires sur l’emploi, seul des effets relatifs en fonction de la situation économique. Le seul moyen pour régler cette contradiction (crise d’offre / crise de demande) est de sortir du mode de production capitaliste. C’est peut être difficile à faire mais au moins se poser la bonne question est déjà une avancée.

- Le chômage est un problème aujourd’hui, tout le monde en fait quelque chose de problématique en tout cas, mais juste parce que l’on considère le travail qui est rémunéré par un salaire. Contrairement au travail domestique, aux soins à la personne… des travaux utiles à la société qui ne sont pas « rentables » au sens économique direct. Il faudrait comptabiliser différemment l’activité, la production. On en arrive a des solutions absurdes, même d’une partie de la gauche, comme « il faudrait renvoyer els femmes au foyer «  pour réduire le chômage… car on se pose pas la bonne question.

- Pas toute la gauche pense qu’il faut renvoyer les femmes aux foyers quand même… mais ça ne règlerait pas la question en effet puisque ce travail ne serait pas reconnu, pas valorisé au sens où l’on ne considèrerait pas cela comme créateur de valeur économique. Dans le « salaire à vie » de Bernard Friot ce n’est plus le cas, on décide collectivement ce que représente du travail créateur de valeur économique, ce n’est pas le marché qui décide de ce qui a de la valeur mais les citoyens.

- On arrive à des paradoxes intéressants dans ce mode de production, ou du moins rigolos… étant donné que le capitalisme ne reconnait que le travail productif, au sens où il faut passer par un marché du travail, permettre l’existence d’un profit, etc… alors si tous les hommes/femmes épousaient leur homme/femme de ménage le PIB chuterait automatiquement, la richesse produite serait moindre. Inversement, si tous les hommes/femmes divorçaient …

- L’optimisation fiscale n’est pas vue aujourd’hui comme de l’assistanat, c’est drôle dans le sens où se sont des gens qui décident rationnellement dans un système fiscal donné de la manière de gérer leur revenu tout comme les chômeurs au final qui décident rationnellement de l’intérêt de reprendre un travail maintenant ou plus tard, ou jamais en fonction d’incitations fiscales. Dans le second cas on appelle ça de l’assistanat… on voit ici une violence de classe s’exprimer à travers le langage : on retire le droit à la rationalité aux pauvres par un argument moralisateur, par une discrimination sociale.

- L’optimisation fiscale provoque en partie le chômage en plus puisque les revenus de l’Etat baisse, donc les services publics, l’investissement public, els aides sociales… ce qui réduit l’investissement et la consommation… donc l’emploi.

- Je comprends ton point de vue sur le « salaire à vie ». Ce qui me gêne chez Friot ce n’est pas le fait que ce ne soit pas un système d’égalité totale, mais c’est le problème de la mesure. Puisque chez Friot on sort du marché du travail donc les prix des produits ne sont plus déterminés par le temps de travail nécessaire… comment on va pouvoir fixer un prix dans ce cadre là ? La réponse n’est pas donnée par Friot. Sur le chômage je ne pense pas que le fait qu’il y ait des problèmes d’offre et de demande résume totalement le débat. Puisque la droite propose d’augmenter les profits en baissant les salaires ce qui relancera l’emploi et donc en partie la demande par les nouveaux employés. La gauche propose d’augmenter les salaires ce qui relancera la demande directement et donc l’emploi par la suite. Mais ces deux conceptions se ressemblent. Et même si l’on réussit par d’une manière ou d’une autre à augmenter la demande globale cela ne règle pas le problème de fond qui a réémergé à partir des années 70 : la baisse du taux de croissance qui n’est pas un problème conjoncturel mais structurel. Pour moi ce n’est donc pas un problème de partage des richesses « mal fait » car les riches ont pris le pouvoir mais un problème du a des causes plus profondes. Pour moi le développement technique détruit de l’emploi et c’est ce développement technique qui est à l’origine de la baisse de la demande et des salaires. Et ça c’est structurel et cela ne peux pas être réglé par une « moralisation » des oligarques. Des études récentes montre d’ailleurs que la majeure partie des destructions d’emplois ne sont pas dues aux délocalisations comme le raconte le FN mais du fait du développement technique et de la mécanisation.

- Je voulais te répondre rapidement sur le salaire à vie : il n’y a en effet pas de réponse précise sur la définition des prix car cette réponse ne peux pas venir du jour au lendemain. Aujourd’hui on paye des services que jamais l’on aurait pensé payer il y a 10 ans… comment ces prix de ces nouveaux services se sont donc fixés ? et ce n’est pas tout le temps par la quantité de travail nécessaire quand on regarde les brevets, l’économie du savoir, els monopoles en place la loi de la valeur ne s’applique plus je crois. Donc comme ces dernières années, les prix se fixeront pas « naturellement » mais en fonction de l’évolution du système sociale, par la pratique.

- Pour moi l’économie ce n’est pas une science exacte mais une science de la domination. Ils veulent nous niquer sur les allocations chômage. La classe capitaliste veut tout pour elle, tout privatiser… Ils nous balancent des « non mais t’imagines si tout appartenait à tout le monde ? »… bah oui moi j’imagine bien. Le problème selon moi ce sont ces barrières que l’on s’impose à nous même quand on se lance ce genre de phrases sans trop y réfléchir. Je parlais à une conductrice de car et je disais à cette travailleuse qu’elle avait des préjugés sur ses propres acquis. Elle me disait que si personne ne prenait plus le bus car ils sont tous devenu « bobo vegan » comment elle va faire ? Il faut donc selon moi une bonne sécurité sociale pour que ce système marche et n’empêche pas les évolutions sociales que l’on souhaite. Sinon cela crée des tensions entre des intérêts particuliers forcements différents dans ce mode de production ou tout le monde se retrouve contre tout le monde. Il faut une bonne sécurité sociale aussi pour planifier correctement l’économie.

- Je suis d’accord avec cet argument et pour le pousser plus loin. Les politiques se plaignent tout le temps de la difficulté de moderniser le pays, de le réformer … mais forcément lorsque ces réformes impliquent la disparition de certains emplois, même inutiles, dangereux, épuisants… nous on en a besoin pour survivre. Nous en avons d’autant plus besoin que le système d’aide sociale est faible. Il ne faut onc pas s’étonner que des caissiers, malgré la difficulté de leur métier soient contre les caisses automatiques, que les travailleurs du nucléaire ou de total malgré les dangers écologiques de leur activités soient contre la fin de ces secteurs de production… le chômage est un outil de domination mais l’absence d’aide sociale exacerbe les tensions entre les travailleurs par ce biais là également, et ne permet pas les évolutions sociales que tous désirent au nom de l’intérêt général. L’absence d’aide sociale dans ce sens est également un outil de contrôle social en empêchant l’union de travailleurs de différents secteurs. Sinon pour moi le chômage est comme le disait X plus qu’un problème conjoncturel, mais plutôt structurel. Dans le sens où sans chômage il y a une pression à la hausse des salaires par effet de concurrence entre les entreprises pour attirer de la main d’œuvres vers leur activité. Donc une baisse des profits ce qui limite l’emploi… comme ils nous le disent. Le chômage est donc une nécessité structurelle dans le mode de production capitaliste. Sans chômage pas de plus value, pas de profit, pas d’exploitation, pas de capitalisme. De plus le chômage est une nécessité structurelle du fait des contradictions intrinsèques, internes au mode de production capitaliste. Comme je le disais tout à l’heure ce mode de production passe de crises en crises ; de crise d’offre à crise de demande. Car un euro en salaire c’est un euro de plus pour limiter la crise de demande mais c’est en même temps un euro de moins en profit et donc en investissement et en emploi futur. On passe donc de crise de profitabilité (crise d’offre) à des crises de réalisation (de demande). Et ce du fait de cette contradiction interne entre les intérêts de deux classes opposées. Et ces crises génèrent du chômage. Nous payons ces crises. Pendant un moment la crise de demande peut être ajournée par l’endettement mais cela éclate toujours un jour comme on l’a vécu en 2007-08 avec la crise des subprimes ou plus tard avec la crise de la dette des Etats qui ont du prendre le relai des agents privés.

- Je ne suis pas d’accord avec le fait qu’il n’y a pas de capitalisme à visage humain possible. Si l’on regarde la grande distribution, le premier grand distributeur était Leclerc dans les années 60 et aujourd’hui il y en a plein et il y a de la concurrence entre eux, donc des prix plus bas qui profitent aux travailleurs. La destruction créatrice amène de l’innovation et on peut gérer les monopoles avec des lois. Le problème pour moi c’est plus le lobying qui a permit la concentration du capital et le cassage des petits commerces donc j’imagine qu’avec des lois et des décrets on peut réguler ça( comme un taux de marge maximum, des prix minimum et maximum…). On pourrait mettre en place aussi une redistribution plus effective. Les canuts Lyonnais se sont battus pour des conditions de travail meilleur et un prix d’achat de production minimum. Je ne suis pas anti capitaliste mais pour fixer des règles dont j’ai déjà parlé mais aussi un salaire minimum etc…

- RR : je pense que ce n’est pas possible de réguler le capitalisme. Premièrement du fait es ses contradictions internes qui mène toujours à une crise comme je l’ai dis tout à l’heure. Mais aussi de sa tendance à la monopolisation et à la concentration du capital qui est sont déroulement normal. Cette monopolisation de l’économie que tu souhaites éviter par la régulation ce n’est pas un moment exceptionnel du mode de production, une irrégularité, c’est le développement normal de son cours. Et la régulation à l’échelle nationale du lobbying, des marges, etc… est limitée par les crises de profitabilité potentiellement engendrées par ce genre de mesures. Par exemple la stratégie de monopolisation à l’échelle nationale est normale et appuyée par les politiques pour avoir des champions nationaux qui pourront concurrencer et survivre dans un environnement globalisé, le souhait des élus n’est donc pas d’empêcher les monopoles mais de les développer à l’échelle nationale ou européenne par nécessité de compétitivité vis-à-vis de géants américains, indiens ou chinois. Je ne vois pas trop ce qu’ils pourraient faire d’autre en acceptant le capitalisme et en refusant de changer de paradigme. C’est pour cela que je ne crois pas en des solutions sociales démocrates dans un environnement pareil.

- Sur la robotisation du travail, par exemple si ils arrivent à faire passer le salaire minimum à 15$ aux Etats-Unis, ce renchérissement du cout du travail va rendre plus attractif la robotisation. De la même manière lorsqu’il y a eu un scandale Adidas sur le travail des enfants ils ont fermé leurs usines et tout robotisé. Donc la question n’est même plus celle du partage du travail mais celle de la disparition du travail humain, sinon à accepter toute la précarisation à son maintient. Ici le travail des banques, secteur tertiaire où l’on pensait que l’on était protégé de la mécanisation, se sont de plus en plus des travails basés sur des algorithmes qui remplacent le travail humain. Le travail disparait et le chômage élevé devient la norme.

- Je ne vois pas d’exemples historiques aux crises de profitabilité dont tu parles. Le monde est de plus en plus petit et le lien entre les travailleurs doit se faire. Je ne sais plus si c’est dans un film que j’ai vu ça mais il y a une phrase de Roosevelt qui dit « le chômage augmente et si le patronat ne résout pas le problème dans les 3 mois l’Etat prendra les choses en main ». Ce qui manque aujourd’hui c’est de la volonté politique. L’Etat doit reprendre sa place, place qu’il a laissée au secteur privé. C’est comme le problème de demande, si les entreprises privées ne peuvent pas le gérer c’est à l’Etat de le faire. L’économie et els problèmes de demande c’est un peu comme un enfant dans une cours de récré qui a gagné toutes les billes… il n’a plus personne avec qui jouer… il faut quelqu’un pour redistribuer les billes aux autres.

- Jusqu’à ce que le même gamin… ou un autre récupère toutes les billes et que le même problème structurel se pose… il faut remettre en question le jeu lui-même et ne pas demander à la maitresse de répartir les billes tous les jours. Ce n’est pas une solution durable. Va expliquer que l’Etat garantie le droit de propriété, sauf tous les 10 ans lorsque la « purge redistributive » s’impose, introduit ça en tradition et tous les bienfaits d’incitation individuelle sur lequel le capitalisme repose s’effondrera… tu auras le capitalisme sans ses effets positifs en termes de production. Tu vois une limite dépassable sans te rendre compte que la suppression de cette limite te fait perdre la dynamique même du système que tu essais de sauver.

- Tu veux une intervention de l’Etat, une régulation. L’Etat peut effectivement intervenir quelques fois lorsque les crises atteignent un point limite (les années 30…), mettre en place des lois pour réguler la finance, briser les monopoles, quand els marchés sont défaillants… Toutes ces politiques sont basées sur des financements publics qui lorsque la relance échoue mène à une crise de l’Etat providence. Dans les années 30 la planche à billet et la relance budgétaire à échoué, cela a permit de s’en sortir pendant 3 ans maximum puis ensuite il y a eu de l’inflation et le retour de la rigueur… ce qui a sauvé le système c’est la seconde guerre mondiale. De la même manière les périodes où l’Etat providence a été fort c’était des périodes où la croissance était forte, des gisements de croissance dans la reconstruction à l’après guerre suite à une forte destruction de capital qui a permit de rétablir le taux de profit. Mais cela s’est fait encore une foi par une reconstruction au service du capital, par le privé. En 1970 on a eu une nouvelle crise de profitabilité, elles existent historiquement ces crises et sont bien identifiées. De la même manière on a eu l’intervention de l’Etat, les accords de grenelle, la hausse des salaires de 30%, le financement public et ça a échoué. Idem pour Mitterrand qui après la relance de 1981 a du arrêter et retourner à la rigueur en 1983. Cela ne marche pas car il manque des perspectives de croissance. Et cette croissance qui manque est un symptôme du capitalisme tardif.

- L’économie c’est cool mais on a une très rapide montée de la croissance des intelligences artificielles et de l’automatisation (bus, train, médecine, algorithmes pour traders et autres…). La technologie c’est magnifique mais cela commence à mettre au chômage les travailleurs et aucune classe n’est épargnée. Aucun partit n’en parle et c’est aussi le cas pour d’autres problèmes liés à la technologie comme la récoltes des données et la question de la liberté individuelle. Toutes ces questions posées par les nouvelles technologies sont ignorées, mises sous le tapis, on ne s’y prépare absolument pas. Certaines études parlent d’une hausse du taux de chômage à 50% de la population dans les 20 ans.

- Pour moi la technologie n’est un problème que dans ce mode de production là. Si tu avais un revenu assuré… tu ne te poserais même pas la question, en tout cas pas dans ces termes alarmants, de la disparition de ton métier. Je veux bien que certaines personnes refusent la disparition de leur métier, car ils pensent que c’est important qu’un savoir faire soit préserver, mais il y a des tonnes de boulots que personne ne veut continuer à faire. Encore une fois la question n’est pas de fétichiser un problème particulier dans l’automatisation, l’Etat, les chômeurs assistés… mais de comprendre comment ces problèmes particuliers sont des points limites d’un mode de production qu’il est nécessaire de changer. Pour l’instant l’automatisation épargne les métiers non qualifiés (car le cout du travail est tellement bas que le remplacement par des machines n’est pas d’une grande nécessité) et la classe supérieur du fait de la nature complexe de leur tâche. Mais la classe moyenne disparait du fait de l’automatisation, je ne nie pas le problème que cela engendre, je le mets juste en perspective avec le mode de production capitaliste.

- Ce qui me fait peur moi quand tu parles de la hausse du chômage à 50% de la population au chômage c’est les technologies de contrôle sociale que les Etats vont devoir mettre en place pour gérer ce « surplus », d’autant plus qu’ils auront peut être d’ici là réussis à détruire tous les acquis et aides sociales en place. Il va falloir qu’ils mettent en place des systèmes de purges sociales et de contrôle de la population face à cette situation sociale. Car à 50% de la population au chômage la révolution violente devient une alternative possible.

- « Demain debout » « Herbert » (dune) ( ???)

- Le revenu universel est peut être une solution à cette robotisation, 1000euros par mois à 60 millions de personnes c’est possible de financer ça ? Si tu fixes ce genre de règles est ce que l’on ne va pas buter sur la baisse des profits dont on parlait tout à l’heure ? Dans une situation d’ouverture au commerce international cela semble casse gueule mais peut être qu’avec un protectionnisme plus poussé cela pourrait marcher… ?

- Je ne crois pas au protectionnisme, comme je le disais tout à l’heure la planète est de plus en plus petite mais dans des chartes internationales car les problèmes qui se posent à nous se posent dans les mêmes termes à d’autres pays. Un peu comme la pollution ; quelque soit l’endroit ou la pollution est générée elle se déplace quelques soient les frontières.

- L’automatisation est certes inquiétante mais la disparition de certains travaux entraine la création d’autres travaux…

- RR : pas dans les mêmes proportions

- En plus du problème qu’on a identifié dans l’automatisation on pourrait parler de la prolétarisation que cela entraîne, de la disparition des savoir faire, des savoir être, de l’abrutissement au travail répétitif. La technologie peut nous libérer de cela mais peut aussi être un outil de domination (voir Bernard Stiegler).